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Sorties-Longue Distance

Récit de la diagonale Strasbourg-Perpignan effectuée du 08/07/2006 au 11/07/2006

Quand j'ai pensé à m'engager sur une nouvelle diagonale de France, j'avais en tête de l'effectuer début juillet 2006. Puis au fur et à mesure où j'avançais dans mon projet, je réalisais que le Tour de France cycliste démarrait de Strasbourg. Je décalais donc ma date de départ mais Strasbourg est également le siège du parlement européen et il se trouve qu'une session a lieu dans le créneau où j'avais décidé de partir. Nouveau décalage de date. Bien m'en pris car la météo a été très mauvaise pendant cette période et le 8 juillet 2006 les conditions s'étaient améliorées. Heureusement !!! Par contre pour la finale de la coupe du monde de football comment faire ?

La nuit qui précède mon départ j'ai le sommeil plutôt léger. Vers 03h30 j'entends le chant d'une roue libre. Ma monture s'impatiente-t-elle ou quelqu'un veut-il s'en emparer ? Je me lève, j'entrouvre le volet et à ma grande surprise j'aperçois deux cyclos qui arrivent à l'hôtel pour se coucher. Ce sont deux diagonalistes de Montpellier qui terminent une Brest-Strasbourg. Ils sont fatigués. Ils ont trouvé beaucoup de mauvais temps. Ils me souhaitent bon courage. Il est temps pour moi de me préparer.

Le samedi 8 juillet 2006 à 05h00, à la sortie du commissariat de police je rencontre Jocelyne Henzelin qui aimablement me propose de m'accompagner pour sortir de la ville. Je lui dis bravo pour l'effort qu'elle a fait car elle s'est levée tôt pour venir à ma rencontre. C'est à bonne allure et tout en discutant que nous filons dans la plaine d'Alsace. Le temps est couvert mais la température est agréable pour pédaler. A Gerstheim nous faisons halte et j'envoie ma carte postale "départ". Jocelyne fait deux ou trois photos et nous nous disons au revoir. Je lui dis merci, elle me souhaite bonne route et bon courage. Elle reprend la route vers Strasbourg, je file vers le Sud.

La route est plate, le train est bon. Les villages fleuris ne démentent pas la réputation alsacienne. Les champs de maïs défilent, les canons à eau tournent à plein régime à tel point qu'à un moment je dois m'arrêter pour éviter la douche et à cette heure matinale, brrr !!!!

Après plus de 100km je vois arriver un cycliste qui me dit "diagonaliste ?", je lui réponds oui, il se présente Frédérik Alberda du service d'accompagnement routier (S.A.R.). Il me demande si je veux bien qu'il m'accompagne. C'est avec plaisir que j'accepte sa proposition. Nous discutons tout en roulant et dans son sillage il me conduit jusqu'à la route de Pontarlier. Ce secteur de Montbéliard, sur la carte routière me faisait un peu peur. Après Bernwiller nous bifurquons à gauche et nous empruntons une piste cyclable agréable le long du canal du Rhône au Rhin en évitant ainsi la circulation automobile. Nous arrivons ainsi à l'entrée de Dannemarie. Frédérik est un bon rouleur, son allure en atteste. Quelques kilomètres plus loin nous nous arrêtons dans le charmant village de Recouvrance. Il est pavoisé aux couleurs de la France en perspective de la coupe du monde de football. Frédérik qui a repéré l'endroit me propose de faire une photo devant une représentation insolite de l'événement. Aux portes d'Audincourt nous faisons une petite halte. Après nous être rafraîchis nous continuons nos routes dans nos directions respectives. Il me dit que je ne peux pas me tromper, il suffit maintenant de suivre les panneaux "Pontarlier".

Je remonte la vallée du Doubs jusqu'à Saint-Hippolyte sans trop de difficultés. La route s'élève rapidement et fortement sur quelques kilomètres puis la pente s'adoucit un peu pendant 12km. La nature est belle et verdoyante. Il fait bon respirer cet air-là. Cela m'encourage. A Maîche je poursuis vers Pontarlier par le plateau. De grands espaces de verdure s'offrent à mes yeux. Ce n'est que plaisir malgré un vent contraire pas trop fort. La descente sur Morteau ouvre une belle vue sur cette cité horlogère. Je poursuis ma route le long du Doubs. Elle se faufile entre deux falaises sur plusieurs kilomètres en léger faux plat montant pour parvenir aux défilés du Coin de la Roche et d'Entre-Roches. Magnifiques !!!

A l'arrivée à Pontarlier et en approchant des premières maisons, j'aperçois une colonne importante de fumée. Vraisemblablement il s'agit d'un incendie et je pense que peut-être l'hôtel où je dois passer la nuit est en feu. Je m'approche de l'attroupement, des pompiers s'activent encore, une déviation du centre ville est mise en place. Je me renseigne ; cet immeuble en feu est un bâtiment du 18ème siècle, ancienne caserne, récemment restauré par la ville, qui abrite l'école de musique et les archives de cette localité. C'est un mur de paille placé contre l'un des murs du bâtiment qui s'est embrasé, enflammé par un pétard ou une allumette. Cette paille devait servir pour une course biathlon organisée par la ville en hommage aux bi athlètes médaillés aux jeux olympiques. La paille devait permettre d'amortir les tirs. Ces informations recueillies, je rejoins l'hôtel situé non loin des lieux du drame, enveloppé encore de la fumée de l'incendie.

La journée s'est bien passée, il est 18h10 et j'ai parcouru 265km.

Le dimanche 9 juillet 2006, je repars à 00h15. Pourquoi si tôt, parce que la route est longue (près de 350km), la chaleur annoncée notamment plus au sud et les difficultés qui me paraissent importantes. Je ne suis plus dans la plaine d'Alsace. En plus l'hôtelier me déconseille d'emprunter l'itinéraire que je m'étais fixé au départ de Pontarlier en raison de fêtes locales et de routes coupées. Je rallonge ainsi de quelques kilomètres.

La nuit est relativement douce. Tout est Ok. En principe cela descend jusqu'à Champagnole mais il y a toujours une petite bosse. En fait la vraie descente est à 5km de cette localité. Dans un petit village après Orgelet je m'arrête pour me reposer. A l'approche du lever du jour mes yeux papillotent et ne demandent qu'à se fermer. Je repère un petit coin tranquille proche de la fontaine du village. Je m'assieds contre le mur, je mets le réveil 10mn et je m'endors aussitôt. Ensuite, jusqu'au prochain contrôle de Thoirette ce n'est que montées et descentes, et de nuit cela ne va pas vite. Dans cette localité je cherche pour faire tamponner ma carte de route. Il est près de 07h00 et j'ai faim. Je trouve une supérette pas encore ouverte à la clientèle mais le gérant me propose aimablement le libre service où je fais quelques emplettes. Un coup de tampon, au revoir et merci. J'emprunte ensuite la route des gorges de l'Ain dans leur écrin de nature encore préservée. C'est toujours un peu le toboggan.

J'arrive à Pont d'Ain et jusqu'à Bourgoin-Jallieu la route est relativement plate. Le train est bon et les jambes ne vont pas trop mal. D'ailleurs mon départ avancé me permet de garder une marge sur mon horaire. En passant à proximité de Pérouges, en levant la tête, j'aperçois sur sa colline cette cité du Moyen Âge. Ce fut une ville d'artisans où nul seigneur n'a jamais régné, la culture et le tissage de la toile étaient les deux ressources de ses habitants.

En me dirigeant toujours plein sud, presque aux portes de Lyon, j'arrive à Crémieu autre cité médiévale dans l'Isère. Je m'approvisionne et je prends un peu de repos, le temps de me restaurer, sous les halles du 15ème siècle couvertes de lauzes et dont la charpente repose sur des pignons en maçonnerie et des poteaux en bois. Moment de détente agréable. Peu avant midi je repars, la température s'est un peu élevée mais le soleil n'arrive pas à percer derrière l'épaisseur des nuages. Tant mieux.

A Bourgoin-Jallieu j'effectue une courte halte au contrôle avant de rejoindre la Côte Saint-André. Deux bonnes côtes m'attendent et je ne suis pas déçu, petit plateau obligatoire. Mais bon avec de la patience ça passe. Mais ce n'est pas fini car jusqu'à Romans-sur-Isère il y en a d'autres. Le franchissement du col de la Madeleine (493m) me paraît facile contrairement à ce que je pouvais croire. Le passage dans le nord de la Drôme, appelée "Drôme des collines" aux vallées verdoyantes est agréable, les points de vue sont magnifiques. L'approche sur Romans-sur-Isère se fait par une belle et longue descente.

L'arrivée de l'étape est proche. Je prends la direction plein sud. Je trouve un vent de face qui dans le faut plat après Chabeuil m'a handicapé, mais à Crest lorsque j'aperçois le donjon je suis heureux d'en finir pour aujourd'hui. Je rejoins l'hôtel en centre ville et petite surprise, une affichette à l'accueil indique que les repas sont servis exceptionnellement ce soir entre 19h00 et 19h45. Et pourquoi, parce qu'il y a la finale de la coupe du monde de football. Sans le savoir, j'arrive à 19h00 soit 12mn d'avance sur mes prévisions, et j'ai parcouru 354km. Allez la France !!!

Le lundi 10 juillet 2006, je repars à 03h15. La veille j'ai regardé le match jusqu'à la fin du temps réglementaire. J'ai bien dormi et je n'ai pas entendu de klaxons ou autres scènes de joie. J'ai quand même trouve cela bizarre. Je suis fatigué mais quand même.

Je repars donc de bonne heure car la journée s'annonce chaude. J'apprécie la fraîcheur matinale. Le vent souffle un peu plus fort, de face malheureusement. Je quitte Crest en traversant la Drôme pour remonter ensuite pendant un petit moment. Après Montélimar, ville au renom gastronomique, mais encore endormie je descends un étroit couloir entre deux montagnes où serpente le Rhône. A Châteauneuf-du-Rhône je traverse ce fleuve. J'arrive à Bagnols-sur-Cèze où j'effectue un nouveau contrôle. C'est là, assis au bar, que j'apprends la défaite de l'équipe de France de football aux tirs au but et le fameux coup de tête de "Zizou". Petite déception certes mais mon match de football je le dispute en ce moment et ce n'est pas encore gagné !!! En effet la N86 n'est pas plate et le vent ne m'aide pas beaucoup.

Quelques kilomètres après je quitte cette route pour un itinéraire moins encombré. Le soleil est déjà un peu haut et ses rayons ne m'épargnent pas. Un concert assourdissant des cigales va m'accompagner tout au long de la route jusqu'à Narbonne. Les paysages du Gard sont sauvages et magnifiques : garrigues dénudées et pierreuses. J'aperçois maints villages couleur pierre comme tapi, écrasés sous la chaleur. De fort loin je vois Uzès et son château fort. Je n'ai pas trop le temps de visiter la ville malgré mon avance sur l'horaire. Je me désaltère et je repars. Les difficultés ne sont pas énormes mais çà monte et çà descend. L'arrivée à Quissac, en descente, est étouffante. Petite halte casse-croûte. J'apprécie la fraîcheur de la supérette climatisée où je fais quelques emplettes. Au bord de la Vidourle, calme en ce moment mais qui a fait parler d'elle, je reprends des forces. Il est près de midi lorsque je repars. Il n'y a pas un arbre au bord de la route, les cigales sont toujours là et plus que jamais. Chaud, chaud !!!

La montée du Pic Saint Loup entre les falaises de l'Hortus est magnifique. Le paysage est rude mais la pente n'est pas très élevée. Du sommet j'ai une belle vue sur le bassin de Saint Martin de Londres que je rejoins par une descente agréable. Après ce nouveau contrôle je m'aperçois que l'avance de ce matin commence à décroître. La chaleur y est pour quelque chose et je crains le pire. Je redoute l'arrivée dans la plaine. L'eau des bidons est vite chaude. Je m'asperge le visage, le crâne, les bras et les jambes pour avoir une impression de fraîcheur. Avant d'atteindre Pézenas, quelques arbres au bord de la route me servent de parasol. Ils sont les bienvenus, d'autant qu'après avoir bifurqué le vent me pousse un peu enfin mais la N9 est infernale et je ne suis pas à l'aise jusqu'à Béziers. Je traverse cette ville sans trop de mal. Je file maintenant vers Narbonne. Le coup de pédale est bon. L'arrivée proche me donne un coup de fouet. J'arrive à l'hôtel à 19h10 et au terme de cette étape j'ai parcouru 292km.

Le mardi 10 juillet 2006, je quitte mon lieu d'hébergement à 03h00. Je traverse Narbonne sans aucune difficulté à cette heure matinale. La route nationale n° 9 est très agréable. Je suis seul ou presque. Les lumières au loin, sur ma gauche, m'indiquent le bord de mer tout proche. J'avale bien les quelques côtes jusqu'à Salses où j'envoie la carte postale "Arrivée" vers 05h00. Quelques fêtards, tout étonné de voir un cycliste ainsi harnaché, me saluent. Dans la plaine je rejoins Perpignan. Après avoir cherché ma route en ville je franchis la porte du commissariat où la fonctionnaire de service, habituée à voir des cyclistes, officialise mon arrivée d'un coup de tampon sur mon carnet de route. Il est 06h15.

Je voulais revenir à Cahors par la route mais en raison de la canicule annoncée je renonce. Je me dirige donc vers la gare toute proche et par chance un train Corail part à 08h15. Je prends un repos bien mérité avec des images plein la tête.

Voilà c’est fini. Je suis content et satisfait d’avoir réalisé cette diagonale. Elle n'est pas aussi longue que la Brest-Menton de l'année dernière mais elle n'est pas pour autant facile. Mon compteur affiche 982km soit 22km de plus que sur mon carnet de route mais aussi près de 02h00 de moins que prévues.

Daniel Arnaudet - CTC Cahors

Publié dans : Sorties-Longue Distance
Vendredi 21 juillet 2006 5 21 /07 /2006 17:28

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Paris-Brest-Paris 1999 - Récit de Marie-Noëlle GUEGAN

Mon 1er Paris - Brest - Paris, à vélo!

Août 99, j'ai vécu mon 3ème PBP, mais cette fois-ci, de l'intérieur, à vélo, et non plus, comme en 1987 et 1991, en voiture accompagnatrice. Pour assurer l'intendance, le ravitaillement, les massages, le réconfort et les encouragements aux contrôles, j'avais accompagné Joseph ces deux années-là.

Etre accompagnateur n'est pas de tout repos!
Il n'y a plus de rythme de jour, ni de nuit, on mange et on dort quand on peut. On s'inquiète aux contrôles, lorsque celui qu'on attend est en retard sur l'horaire prévu.
A-t-il eu une crevaison? un incident mécanique? voire un accident? S'est-il trompé d'itinéraire? la nuit, le fléchage n'est pas évident.

Mais ces temps d'attente permettent aussi d'être spectateur, de regarder de près de curieuses machines roulantes, tricycles, vélos couchés, vélos carénés...de voir aussi les souffrances physiques et morales de certains participants qui ne pouvant plus continuer, en larmes, téléphonent pour se faire rapatrier.

En 1987 et 1991, Joseph a, chaque fois, tenu bon, luttant en 1991, année du centenaire du PBP, contre une météo défavorable, pluie et vent d'Est qui ralentit terriblement le retour vers Paris et contre des douleurs aux genoux qui l'obligeaient, sur les 300 derniers km, à monter, toutes les bosses, assis en utilisant le petit plateau de montagne.
Après les trois heures de repos, grappillées à la nuit, il fallait mobiliser les articulations avant de pouvoir repartir sur le vélo.

J'étais fière de cette ténacité, mais je me disais que jamais je ne participerai à une telle épreuve, que ce n'était pas du cyclotourisme, que j'avais besoin d'une bonne nuit de sommeil, dans un bon lit, pour récupérer des efforts d'une journée à vélo.
A la fin de l'épreuve, je dis à Joseph:
"Bon, maintenant que tu en as fait deux, tu es satisfait?"
Il me répondit :
"Oui, mais j'en ferai un 3ème si tu le fais avec moi!".

Quel défi!
A cette époque là, je n'en avais nullement envie.

Quatre ans après, en 1995, on n'en a pas trop parlé, nous venions d'emménager à Cahors et les week-end bricolages prenaient le pas sur le vélo.
La semaine de l'épreuve, Joseph suivait sur Internet les horaires de passage de quelques amis cyclos et je sentais bien qu'il éprouvait des regrets de ne pas être avec eux.

Début 1999, alors que nous n'en avions presque plus parlé, je me lance et lui annonce:
"et si on faisait Paris-Brest-Paris cette année?"

Voilà c'est parti pour l'entraînement, tout en se disant: "on enchaîne les brevets qualificatifs les uns après les autres et on voit si c'est possible ou pas!"

Le brevet de 200 avec le VC Montauban ainsi que le 300 avec les Cyclos Randonneurs d'Angers se passent plutôt bien.
Vient ensuite, au mois de mai, le brevet de 400, organisé par le VC Montauban. Après une nuit très froide et sans lune, avec un relief tourmenté entre Albi et Rodez via Requista, nous apprécions le lever du soleil qui nous annonce une belle journée et nous permet de finir, mieux que nous le pensions, ce difficile 400.

Reste maintenant le 600.
Je n'ai jamais parcouru une telle distance! En serais-je capable? Nous poursuivons un entraînement sérieux et après avoir terminé l'Etoile Quercynoise, nous entamons le tour du Lot en randonnée permanente,(de superbes itinéraires pour découvrir le département!).
Le 1er week-end de juin arrive: c'est le 600, il pleut pendant toute la journée du samedi et une partie de la nuit, c'est trempés et dans la brume que nous montons le col du Soulor avant de nous arrêter dormir 3 heures à l'hôtel du Tech à Arrens. A 7h, nous repartons pour finir la descente du col et entamer le retour vers Montauban.
Heureusement la journée du dimanche est plutôt ensoleillée et nous finissons ce brevet dans d'excellentes conditions physiques. Joseph n'a pas souffert des genoux, c'est peut-être bon signe!

Voilà, tous les brevets sont bouclés, on peut s'engager pour la grande aventure et je vais à mon tour pouvoir vivre un PBP de l'intérieur.

Il faut attendre encore presque 3 mois, maintenir un bon niveau d'entraînement, mais sans excès.
1200km en 3 semaines en Ecosse, plus quelques longues distances, dont un 300 avec beaucoup de dénivelées début août, nous permettent d'atteindre les 8000km et de nous sentir fin prêts.

Puis, le doute s'insinue dans mon esprit.
Serais-je capable? Est-ce bien raisonnable?

Un herpès, un zona, une pharingite dans les 2 semaines qui précèdent le départ, c'est beaucoup!
J'ai le sentiment que mon organisme freine des "4 patins".

Enfin, le week-end du 21-22 août arrive.
Il faut être à pied d'œuvre dès le dimanche pour le retrait des cartes de route et le contrôle des vélos. Nous retrouvons Jean-Claude, notre président, venu prêter main forte aux organisateurs.. Il faudra attendre ensuite jusqu'au lundi 22h00 pour enfin partir.

Que l'attente est longue!
J'angoisse terriblement à l'idée de prendre le départ de nuit dans un peloton de plus de 2000 cyclos.
Heureusement les organisateurs ont eut la bonne idée de faire 3 groupes espacés d'un quart d'heure.
Le lundi est interminable, les aiguilles de ma montre n'avancent pas! Il faut juste penser à se reposer un maximum et à bien s'alimenter en sucres lents.
A 20h00, nous nous rendons au gymnase des droits de l'Homme pour attendre le départ. Celui des "rapides" a lieu justement à cette heure là, nous nous mêlons aux nombreux spectateurs massés près du stade, émotion intense et encouragements de toutes parts. C'est très impressionnant!

A 22h00, c'est à notre tour!
Voilà c'est parti pour 1200km en moins de 90h!
Notre objectif est modeste, finir dans les délais sans être épuisés.

La 1ère nuit se passe très rapidement dans l'euphorie, il y a des cyclos partout.
Avant Mortagne-au-Perche les difficultés commencent. C'est très vallonné. Il faut penser à s'économiser. Au contrôle de Villaines-la-Juhel, nous trouvons, par hasard, des amis de notre ancien club mayennais. Une bise et quelques mots, mais pas question de s'attarder! De contrôle en contrôle - tous les 80km environ - nous poursuivons notre route sous un soleil généreux, il fait presque trop chaud! Nous retrouvons parfois sur la route des cyclos connus avec qui nous échangeons quelques mots.
Tout au long de la route, depuis l'entrée en Mayenne et encore plus en Bretagne, des spectateurs nous encouragent et offrent du ravitaillement: eau, café, gâteaux...C'est très sympathique et cela crée une ambiance de fête qui nous stimule jusqu'à Loudéac où nous arrivons vers 21h30 pour un repos bien mérité. Loudéac est un point stratégique, situé au 1/3 et 2/3 du parcours. C'est tout près de là que nous avions choisi d'installer notre camping-car.

Les orages du mercredi matin sur le Finistère nous ont épargné et c'est vers midi que nous virons à Brest, à l'horaire prévu, malgré les 20km supplémentaires à cause des déviations. Des cyclos de notre ancien club de Quimper, ont fait le déplacement pour supporter la dizaine de participants du club. On bénéficie de leurs encouragements dans les nombreuses bosses qui nous ramènent à Carhaix. Joseph est souvent interpellé et encouragé par des spectateurs qu'il n'a pas toujours le temps de reconnaître.

Avant Carhaix, ses genoux commencent à lui donner du souci. C'est plus tôt que lors des deux autres éditions!
Quant à moi, j'ai une contracture au cou qui me fait souffrir. Ma main gauche ne trouve pas de position confortable sur le guidon. Avec quelques massages au décontractyl, elle finira par disparaître au cours de la journée.

Quelques rencontres après Carhaix, sur un secteur relativement plat, offrant un répit pendant une trentaine de km, avec en plus le vent dans le dos, nous permettent de ne plus trop penser à nos douleurs.
C'est d'abord Philippe Roche qui remarque nos vélos Rando-Cycles, évidemment puisqu'il a créé cette entreprise à Paris. Après un terrible accident, survenu lors d'une diagonale, qui lui a valu un coma prolongé, il teste ses capacités physiques et se donne comme objectif de terminer dans les délais. Il y parviendra. Nous bavardons une petite heure avec lui avant de nous arrêter pour une pause ravitaillement dans un café où sont déjà attablés deux canadiens de Vancouver, l'un d'entre eux, président des randonneurs mondiaux du Canada, parle Français et nous fait remarquer avec humour en parlant des élevages, qu'il n'est pas dépaysé, il retrouve les "bonnes odeurs" de chez lui.

Arrivés à Loudéac vers 23h00, après avoir passé un des secteurs les plus difficiles du parcours, nous faisons la queue au self et je mets à profit ce moment d'attente pour exercer mon anglais en échangeant quelques banalités avec un jeune Allemand d'Hambourg.

Après un court repos de moins de 3h, qui permet d'atténuer les douleurs de genoux de Joseph, nous filons vers Tinténiac où nous retrouvons Didier, des Audax-Lavallois que nous avons souvent côtoyé depuis 1981 dans de longues randonnées. Il a pris le départ de son 5èmePBP, accompagné de deux dames avec l'objectif de leur faire réussir leur 1erPBP. Malheureusement l'une d'elle a du abandonner rapidement à cause de problèmes d'alimentation. "Contrat rempli à 50%!" dit-il.
Les 50 bornes, passées en sa compagnie, permettent de se remémorer quelques bons souvenirs et de rouler bon train vers Fougères. Nous les retrouverons le lendemain matin près du dernier contrôle de Nogent-le-Roi, mais nous serons dans l'incapacité physique de terminer avec eux sans les retarder. La douleur aux genoux oblige Joseph à monter toutes les côtes à l'économie sur le plus petit développement. De mon côté cela ne va guère mieux, j'ai les muscles des jambes qui ne réagissent plus, à cause d'un problème de rétention d'eau qui s'est manifesté vers Mortagne-au-Perche à un peu plus de 150km de l'arrivée et qui a provoqué un oedème spectaculaire mais heureusement sans gravité.
Ces problèmes physiques nous retardent considérablement puisque nous perdons 3h sur notre temps de route au cours des 200 derniers km. Heureusement, l'expérience de Joseph a fait que nous avions prévu des marges de sécurité dans les arrêts aux contrôles.
Le repos de 5h prévu à Mortagne-au-Perche est écourté, sans regret, l'affluence ne permettant pas de s'allonger confortablement. De nombreux cyclos ont du nous imiter, vu le nombre de dormeurs sur les bas côtés de la route.

A 14h25, nous atteignons notre but sous les applaudissements des spectateurs et parmi eux André, un Audax Lavallois, vieil habitué du PBP qui nous a encouragé tout au long du parcours.

Je suis heureuse d'avoir réussi notre challenge, en 88h25, avec seulement 1h25 de retard par rapport à nos prévisions malgré les 45km supplémentaires et ces problèmes qui m'ont un peu contrariée.
Mais ils sont très vite oubliés.
Dans la soirée nous faisons déjà des projets pour le faire dans de meilleures conditions dans 4 ans.
Si les circonstances le permettent, nous espérons bien récidiver en 2003!
Peut-être y rencontrerons nous quelques Lotois?

A bientôt sur les routes du Lot ou d'ailleurs.

Marie-Noëlle GUÉGAN
Cyclotouristes Cadurciens

Récit paru dans la revue Quercyclotourisme

Publié dans : Sorties-Longue Distance
Samedi 20 mai 2006 6 20 /05 /2006 14:52

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Récit de la diagonale BREST-MENTON effectuée du 07/07/2005 au 11/07/2005 par Daniel ARNAUDET

Le jeudi 7 juillet 2005 à 02h00, je quitte BREST (29). Le ciel en partie nuageux laisse apparaître quelques étoiles. La température est quand même fraîche, environ 10°. Le vent est favorable.
Je quitte les faubourgs de la ville et après GUIPAVAS, je me retrouve seul dans la nuit noire, bien décidé à voir la grande bleue, à l’autre bout de la France. J’ai de bonnes sensations et à la lueur de mon phare halogène je file dans la campagne bretonne. Le relief n’est pas trop exigeant.
Ma première halte se situe à LANDERNEAU (29) que j’ai atteint après une vingtaine de kilomètres. Je poste la carte postale « DEPART » adressée au délégué fédéral chargé de suivre la progression de tout diagonaliste. Ensuite je prends la direction de SIZUN pour attaquer la montée facile vers le Roc Trévezel (349m). Dans la nuit tous les sens sont en éveil. Un bruit furtif à gauche, un battement d’ailes à droite, mais aussi des odeurs dont certaines sont nauséabondes et reconnaissables, telles celles des porcheries. Un peu de brume enveloppe le sommet du Roc Trévezel que je franchis au lever du jour.
Dans la fraîcheur matinale je descends assez vite vers CARHAIX-PLOUGUER. Je me dirige à ROSTRENEN (22), mon premier contrôle, où j’ai peine à trouver un commerce ouvert pour tamponner mon carnet de route. Finalement, je me tourne vers le bureau de poste où le responsable, affairé à réceptionner des sacs de courrier, appose le cachet au bon endroit. Je l’en remercie. Depuis CARHAIX la pluie a fait son apparition et elle m’accompagne sur une bonne quarantaine de kilomètres. Le moral est là, le coup de pédale est bon et le relief n’est pas trop dur.
Je me dirige vers PONTIVY (56) que j’ai traversé en franchissant la rivière Le Blavet. La région est verdoyante. J’atteins JOSSELIN (56), où le château des Rohan se reflète dans l’Oust. Quelques kilomètres plus loin et après quelques bosses raides, je m’arrête pour le deuxième contrôle au ROC SAINT-ANDRE (56). Je m’accorde un petit moment de détente et j’en profite pour me restaurer.
Ensuite, par la vallée de l’Oust je rejoins REDON (35), toujours poussé par un vent favorable. La route est agréable et pas beaucoup fréquentée. Il ne pleut pas. La température est bonne. Le soleil se montre peu.
Jusqu’à ANCENIS (44), c’est-à-dire jusqu’à la Loire, c’est pratiquement tout plat. Le train est bon. Je traverse ce fleuve presque à son embouchure tout en sachant que je le retrouverai à sa naissance.
Après, pour rejoindre JALLAIS (49), terme de ma première étape et troisième contrôle, ce n’est que montées, raides parfois, et descentes. J’y arrive à 18h35 et au bout de 359km de chevauchée, satisfait de cette première journée.
Le vendredi 8 juillet 2005, je repars à 03h20, toujours dans la fraîcheur, mais sans pluie. La traversée du Maine-et-Loire et du Poitou est une partie vallonnée. Il faut ménager sa monture. A NEUVILLE-de-POITOU (86), aux portes de POITIERS, c’est mon quatrième contrôle. J’en profite pour adopter une tenue plus légère car le soleil se montre et il fait chaud.
Le Futuroscope Je rejoins CHAUVIGNY (86), via Jaunay-Clan et le Futuroscope.
La route n’a de cesse de monter et de descendre. A LUSSAC LES EGLISES (87), je pointe mon cinquième contrôle. Dans un paysage verdoyant, forestier et bocager, j’atteins LA SOUTERRAINE (23). En ville je contourne l’église édifiée aux 13ème et 15ème siècle pour aller chercher la route de BOURGANEUF (23). Pendant 20mn je tourne en rond pour trouver la bonne direction. Même des passants ne peuvent me renseigner. Malgré la carte routière, c’est en déviant légèrement mon parcours que je réussis à retrouver le bon chemin.
Dans un paysage de collines boisée j’arrive à BOURGANEUF (23), terme de ma troisième étape (292km) et de mon sixième contrôle. Il est 18h05. Cette ville est bâtie sur un éperon qui domine la vallée du Taurion. L’accès à la ville est pentue et un peu de repos me fera du bien. Cette journée fut une bonne mise en jambes pour le lendemain. Le moral est toujours bon.
Le samedi 9 juillet 2005, je quitte cette cité à 01h20 en direction du lac de Vassivière. Au petit matin, et encore mal réveillé, la sortie est plutôt corsée. Je mets tout à gauche. Heureusement cela ne dure pas mais jusqu’à Royère de Vassivière ce n’est pas plat. En plus il fait frais et humide. Il fait vraiment noir et je me sens vraiment seul. C’est à partir de là que j’attaque le plateau de Millevaches jusqu’à LA COURTINE (23) par le col de Massoubre (815m). Certes je ne verrai pas grand chose du paysage en cette heure matinale. Je trouve très peu d’habitations.
Aux premières lueurs du jour, la fatigue m’envahit et je ne cesse de bâiller. Heureusement j’arrive à USSEL (19), où à 06h00, je trouve une boulangerie-café pour me restaurer. Un chocolat chaud et deux croissants suffisent à me redonner de la vigueur.
C’est après un parcours plutôt descendant que j’arrive à BORT LES ORGUES (19), le septième contrôle, par une belle et longue descente de laquelle on domine le gigantesque barrage bâti sur la Dordogne.
La sortie de la ville est assez raide et ensuite, c’est par une magnifique petite route, peu fréquentée, que je remonte la vallée de la Rhue, jusqu’à CONDAT (15) belle cité thermale. Le soleil est là mais la température n’est pas élevée.
J’atteins ainsi le plateau à MARCENAT (1030m), qu’un vent favorable balaie. La montagne à vaches est bien nommée, car de nombreux troupeaux paissent dans les pâturages. Ensuite c’est près de 30km de descente jusqu’à NEUSSARGUES (15) via ALLANCHE; avant de remonter en face, sur le plateau. J’atteins SAINT-FLOUR (15) à 833m d’altitude. J’y arrive par la vieille ville haute. J’effectue mon huitième contrôle et j’en profite pour me restaurer. Ensuite cap sur la ville basse par une descente large et rapide.
Je poursuis ma route sur un terrain toujours accidenté à travers la Margeride où les côtes ne sont pas trop pentues, mais interminables, via RUYNES-EN-MARGERIDE et PAULHAC-EN-MARGERIDE. La pluie, pas très forte, a fait son apparition ; le vent tourbillonnant est souvent contraire. La sortie de SAUGUES (43) est très dure avec ensuite un interminable faut plat montant, suivi d’une longue descente rapide sur MONISTROL-D’ALLIER (43), où je passe sur un viaduc enjambant cette rivière. Je me dis que les quatorze derniers kilomètres me séparant de la fin de l’étape vont être corsés. Effectivement, dès le passage du viaduc, la route s’élève avec un bon pourcentage. Sans m’affoler, je trouve un braquet adapté et, petit à petit, je grignote les kilomètres.
Je négocie difficilement le sommet, un faux plat montant. Enfin j’arrive à mon neuvième contrôle, BAINS (43), à 1000m d’altitude, aux portes du PUY-EN-VELAY et terme de cette étape. La journée a été rude et les jambes me font mal. Mais il faut prendre un peu de repos. Il est 18h45, j’ai parcouru 281km et il fait soleil.
Le dimanche 10 juillet 2005, à 03h30, je quitte BAINS. Le coup de pédale n’est pas très franc. Les muscles sont encore endormis. Après avoir quitté la large route du PUY-en-VELAY, je bifurque à gauche pour un itinéraire, certes plus tranquille, mais sinueux et casse-pattes. Je traverse la Loire non loin de sa source. Je remonte vers MONASTIER-sur-GAZEILLE (43) encore endormie, dans la fraîcheur humide.

Tout doucement, je me dirige vers le Mont Gerbier de Jonc (1551m). Le temps est humide, il fait froid (7° au sommet), le vent est fort et parfois contraire. Il y a de la brume, voire quelques nappes de brouillard, notamment dans le village LES ESTABLES. Je suis satisfait d’avoir atteint le Mont Gerbier de Jonc. Malheureusement le beau temps n’est pas là. Une couronne de brume entoure le sommet. Je ne m’arrête pas longtemps car l’impression de froid est vive. Elle sera d’autant plus accentuée que la descente vers PRIVAS est longue (47km environ). J’y pointe mon dixième contrôle et j’y prends un petit déjeuner réparateur. La température est plus clémente.

Mont Gerbier de JoncJe reprends la route par CREST (26) et son donjon, et DIE (26). Le soleil a fait son apparition et c’est avec plaisir que je me dévêts. En remontant la vallée de la Drôme, bien asséchée en cette saison, je peux admirer les contreforts du Vercors et les vignobles plantés jusqu’au pied de la montagne. De nombreuses caves où se prépare la clairette de DIE jalonnent la route.
Par cette vallée tranquille je pédale bien et cela me donne le moral. Sans trop de problèmes j’arrive à LUC-en-DIOIS, objet de mon onzième contrôle. Après 3km, je franchis une petite difficulté, Le Claps et le saut de la Drôme. Le Claps est un chaos de blocs dû à un effondrement de la montagne. Les rochers ont barré la vallée e la Drôme et formé deux lacs qui sont asséchés. La rivière franchit cet obstacle par deux cascades qui sont spectaculaires. Des amateurs de « grimpe » se frottent aux blocs et c’est assez impressionnant.
col de Cabre J’arrive à BEAURIERES, au pied du col de Cabre (1180m), dont le sommet est à 10km. Je le franchis bien, sous la chaleur quand même. Une petite halte rafraîchissement et c’est reparti pour une longue descente vers SISTERON. Le ciel est menaçant ; un gros nuage noir chargé de pluie arrive sur la gauche. Avec le vent dans le dos, le poids des bagages, l’allure est bonne et je parviens in extremis à passer à travers les gouttes.
J’arrive à SISTERON (04) à 18h30 et après 278km, satisfait et de plus en plus confiant pour la fin de cette randonnée.
Le lundi 11 juillet 2005 je quitte SISTERON à 04h00. Le ciel est clair, la température est bonne, environ 15°. La journée s’annonce belle.
C’est par la route Napoléon, en direction de DIGNE que je file à bonne allure. Avant DIGNE-LES-BAINS, je bifurque à droite pour rejoindre BARRÊME (04). Cette petite route, peu fréquentée, est bordée de champs de lavande qui sentent bon. Avec les premiers rayons du soleil, les cigales chantent.

A BARRÊME, direction ST-ANDRE-les-ALPES par le col des Robines (988m), sans grande difficulté. Après avoir longé quelques kilomètres le beau lac de Castillon, direction ENTREVAUX (04) et la vallée du Var. Le passage du dernier col, Entrevaux le col de Toutes Aures (1120m) est assez facile. Col de Toutes Aures C’est avec une certaine excitation que j’attaque les derniers kilomètres. Jusqu’à NICE c’est pratiquement de la descente. Je marque quand même une pause à ENTREVAUX, où j’admire cette ancienne cité Vauban.

Je suis la vallée du Var qui coule très peu. Je passe à PUGET-THENIERS (06) et au pied de VILLARS-SUR-VAR. Le passage dans le défilé du Chaudan est impressionnant, notamment dans les tunnels, car le trafic routier est de plus en plus intense. Je regarde bien devant moi et je suis plus vigilant.
L’arrivée sur NICE, dans le flot de la circulation se fait sans trop d’encombres. Heureusement les routiers se sont arrêtés pour déjeuner. A 12h40, je poste la carte postale «ARRIVEE» .
Puis, tranquillement, je roule sur la piste cyclable qui longe la promenade des Anglais. J’en profite pour admirer la mer et la plage. J’envie ceux qui se baignent. Tout au bout, par la basse corniche je me dirige vers MENTON, terme de ma randonnée.
Il n’y a pas de difficultés majeures si ce n’est l’état désastreux du revêtement. Il y a un peu de circulation mais pas de camions. Le trafic le plus intense est à MONACO, peut-être à cause de l’intronisation de ALBERT II qui doit avoir lieu le lendemain. J’ai roulé sur une partie du circuit du grand prix automobile, notamment dans le tunnel et sur le tracé de la grille de départ. Mais je ne suis pas passé aussi vite.
J’arrive enfin à MENTON, où je pointe au commissariat de la ville mon carnet de route à 14h30. Pour cette dernière étape j’ai parcouru 210km.
Voilà c’est fini. Je suis content et satisfait d’avoir réalisé cette diagonale. Certes je n’ai pas beaucoup dormi, mais je savoure cet instant et je me dis que les heures de préparation n’ont pas été vaines.
J’ai parcouru 1420km en 108h30.

PREPARATION

J’ai abordé la diagonale avec 6400 km
Auparavant j’ai réalisé:
  • un brevet de 150km,
  • un brevet de 300km,
  • un brevet de 350km,
  • une sortie montagne de 132km (Aurillac – Super Lioran (1294m) – Col de Perthus (1309m) – Pas de Peyrol (1588m) – Col de Legal (1229m) – Aurillac),
  • 10 jours avant le départ j’ai parcouru 700km sur 4 jour, 2 fois deux jours séparés de 2 jours de repos. Parcours vallonnés entre Lot et Dordogne.

CONDITIONS ATMOSPHERIQUES

  • Temps couvert et pluvieux au départ.
  • Température idéale pour cette randonnée.
  • Vent favorable sur la majorité du parcours.

INCIDENTS DE ROUTE: néant

ALIMENTATION

Liquide:
  • Eau pure avec alcool de menthe,
  • boissons sucrées aux haltes,
  • eau gazeuse en fin d’étape.
Solide:
  • Sandwiches (jambon, fromage)
  • Tartelettes, quiches, viennoiseries,
  • Barres énergétiques.

EQUIPEMENT

Vélo:
  • Vélo route cadre acier équipé d’une sacoche avant, d’une sacoche sur porte bagages arrière et de deux petites sacoches accrochées de part et d’autre du porte bagages arrière (poids total des bagages environ 8,5kg).
  • Développements : triple plateau à l’avant (42 – 34 – 24) et roue libre 9 vitesses (14 -15 – 16 - 17 – 19 – 21 – 23 – 25 - 28)
  • Eclairage : Phare halogène 6V-3W à l’avant alimenté par moyeu dynamo SHIMANO DH-3D70, efficace (peu de frottements lampe éteinte) doublé par éclairage à piles à l’avant. Deux feux rouge à diodes à l’arrière + chasuble réfléchissant (partie nocturne).
Vélo   moyeu dynamo
Publié dans : Sorties-Longue Distance
Jeudi 26 janvier 2006 4 26 /01 /2006 11:19

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