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Divers-FFCT/ Ligue/CoDep

Extrait du memento "Unité Histoire - FFCT 2007" publié avec l'aimable autorisation de la FFCT
 

2000 : coller au présent et préparer l'avenir
dans la continuité de nos valeurs
En 2000, Claude Dirand fut réélu et proposé à l'AG comme président ; mais l'assemblée refusa par deux fois d'entériner ce choix, sanctionnant une orientation et des perspectives auxquelles elle n'adhérait pas : la professionnalisation à tous les niveaux, la recherche de moyens financiers à caractère commercial (sponsorisation), l'abandon délibéré ou la transformation de l'héritage du passé, l'oubli de l'éthique du mouvement cyclotouriste. Une partie du Comité directeur démissionna et Dominique Lamouller qui avait une longue expérience des affaires fédérales à différents postes, fut alors présenté et élu président par près de 76%des voix. Homme de dialogue, il sut gagner la confiance du Comité directeur restreint et le rassembler autour d'un projet fédéral porteur soumis aux ligues, CoDep et clubs, et pour finir aux adhérents eux-mêmes. Ce projet tranchait avec les idées de l'équipe précédente et définissait le cyclotourisme comme " une activité de loisirs et de plein air à bicyclette incluant : tourisme, sport-santé et culture, donc une diversité de pratiques, en toute liberté, pour découvrir la nature, dans l'entraide et la convivialité. Il se situe, était-il précisé, entre l'utilitaire et la compétition, excluant cette dernière". Le texte insistait sur la spécificité de la FFCT, sa volonté de "valoriser et défendre son patrimoine, son histoire, ses organisations et le savoir-faire de ses clubs", le bénévolat créatif, la recherche de la qualité dans les organisations, le sentiment d'appartenance, la démocratie, la promotion des clubs et des actions en faveur des jeunes pour assurer la continuité de notre mouvement,... Bref, il ramenait la Fédération sur le chemin qu'elle avait toujours suivi : s'intégrer pleinement dans une société en perpétuelle évolution sans se dénaturer ni rien renier de ses valeurs, un équilibre difficile entre le "trop" des uns et le "pas assez" des autres. À la base, les rumeurs de scission cessèrent et l'horizon redevint serein. En 2001, les services fédéraux s'installèrent dans les locaux d'Ivry après des travaux conséquents de réfection et d'aménagement suivis de près par le vice-président Jean-Pierre Guillot, qui assura aussi la vente des locaux de la rue Jean-Marie Jégo.
L'action fédérale s'exerça dans le domaine de la sécurité avec notamment l'incitation au port du casque, la diffusion de la Charte cyclable, "l'Opération permis de conduire", dans celui de partenariats institutionnels et privés aux limites clairement définies, dans celui de la communication, pour expliquer et clarifier notre pratique, éviter l'amalgame avec le cyclosport. Elle se manifesta sur un plan plus général dans la volonté affirmée d'accueillir les jeunes et les féminines dans les clubs, avec des parcours accessibles à tous, en développant le principe des "Cyclo-découvertes®"
  La FFCT reprit sa place au sein du comité de Promotion du vélo, de la commission nationale des Sports de pleine nature, de la commission nationale de la Sécurité routière. Des discussions avec la FFC pour actualiser la convention en ce qui concernait les organisations respectives route et VTT aboutirent à la signature d'un texte commun en décembre 2003. Cette année-là, la Fédération fêta le 150e anniversaire de la naissance du fondateur du cyclotourisme en participant à l'édification d'une statue dans sa ville natale, un moment fort dans un Pâques-en-Provence exceptionnel. Dominique Lamouller fut réélu en 2004. La FFCT relança l'union du cyclotourisme international, œuvre prometteuse mais de longue haleine que la France est la mieux placée pour conduire. Ce fut d'abord la création de l'Union européenne de cyclotourisme puis celle de l'Union de cyclotourisme internationale. Une première Semaine nationale et européenne des jeunes fut organisée en Lorraine. Les organisations touristiques traditionnelles de la Fédération, comme le BCN et le BPF, avaient toujours leurs inconditionnels et un grand nombre d'inscrits; à l'autre extrémité du panel, les Diagonales affichaient une participation stable depuis plusieurs années avec 173 homologations en 2004. Les Voyages itinérants, formule d'une grande liberté, ont un succès grandissant: 3 035 homologations et 109 pays visités en 2004 ! Les textes fédéraux furent tous entièrement revus, la Charte des organisations créée et celle sur la publicité inscrite en annexe du Règlement intérieur; notre éthique et nos organisations se trouvèrent ainsi clarifiés et accordés. En avril 2006, la FFCT a obtenu de l'Etat la délégation pour la pratique du cyclotourisme. Elle est aussi la seule habilitée à règlementer cette activité sportive associant "Tourisme. Sport-Santé, Culture" sans recherche de la plus grande vitesse, selon les termes de l'arrêté ministériel, mais elle est aussi dans l'obligation de respecter cette définition.

Nous voici dans le présent. La Fédération s'implique résolument dans le monde actuel, en lançant les grands projets "Tourisme à vélo", "Paris-Pékin à vélo 2008" en essayant de se garder de déviances où nous n'avons rien à gagner et tout à perdre; elle a l'avantage de pouvoir s'appuyer sur des valeurs saines que les dirigeants successifs - à tous les niveaux - ont su préserver.
BCN : Brevet de cyclotouriste national
BPF : Brevet des provinces françaises
FFC : Fédération française de cyclisme
FFCT : Fédération française de cyclotourisme
 
Publié dans : Divers-FFCT/ Ligue/CoDep
Mercredi 21 juillet 2010 3 21 /07 /Juil /2010 06:05

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Extrait du memento "Unité Histoire - FFCT 2007" publié avec l'aimable autorisation de la FFCT
 

1987 : concilier les anciens et les modernes
Le cyclotourisme évoluait. Une nouvelle vague de pratiquants plus sportifs, plus sensibles aux images véhiculées par les médias, accédait aux responsabilités, il fallait l'intégrer tout en gardant notre identité. Le slogan "200 000 en l'an 2 000" affichait que la FFCT était ouverte à tous, mais dans les textes officiels on insistait aussi beaucoup sur le sens du cyclotourisme et nos valeurs. La délicate tâche du président, animateur du Comité directeur fut de concilier les aspirations nouvelles méconnaissant notre éthique avec précisément les nécessités de celle-ci.
En 1986 furent conduites les premières réflexions pour l'introduction du VTT de promenade et de randonnée dans la Fédération. Regardés d'abord avec une certaine réserve, les vététistes furent cependant bien accueillis et ramenèrent une conception du cyclotourisme que l'on avait totalement oubliée depuis que les mauvais chemins avaient été changés en noirs tapis roulants. En y regardant de près, ces modernes adhérents avaient beaucoup de points communs avec leurs aînés des années 20 et 30. La normalisation de la pratique du VTT aboutit à la création de brevets spécifiquement VTT (1992) et à celle du Critérium du jeune vététiste (1995).
Cette année 1995, la FFCT fut active autour du projet de la Confédération française de la randonnée, et nous entreprîmes une campagne de communication externe dans les revues consacrées au cyclisme ou aux activités de pleine nature, preuve que nous avions de l'ambition et moins de soucis financiers. Les actions en faveur des jeunes furent nombreuses, continuant une politique fédérale active en ce sens depuis les années 50. La commission Culturelle fut à l'origine de plusieurs initiatives importantes : le début du dépôt légal des appellations fédérales qui nous mettent à l'abri des plagiats (1989), l'édition d'un "livre de prestige" de grande qualité : Les cyclotouristes, le vélo autrement, de pierre Roques, (1989), la signature d'un accord avec la ville de Saint-Étienne pour le dépôt des archives fédérales au musée d'Art et d'Industrie, avec lequel commença une fructueuse collaboration, la représentation à plusieurs Conférences internationales d'histoire du cycle, ce qui permit notamment de constater que nous étions la première fédération cyclotouriste du monde en termes d'effectifs et nous apporta une certaine renommée au plan culturel.
Sous l'impulsion du directeur du siège Michel Depond, l'étude des séjours et d'un Tour de France cyclotouriste strictement FFCT commença en 1990 après les déboires du Tour de France Cyclo de MV Challenge; la première édition se déroula en 1992. Proposée par le secrétaire général Dominique Lamouller l'informatisation du siège, devenue nécessaire, commença. On fêta la 100 000e licenciée (1990). Des voyages et séjours collectifs étaient mis sur pied depuis quelques années et connaissaient un vif succès. En 1987, le premier séjour FFCT organisé à l'étranger visita le Sénégal ; la demande pour le dépaysement était forte. Pour rester dans la légalité, la Fédération demanda et obtint en 1991 l'agrément du ministère du Tourisme au même titre que d'autres grands voyagistes.
  Jean-Michel Autier, ayant accompli la plus longue présidence de notre histoire, laissa ce poste fin 1996. Claude Dirand fut élu président. Un nouveau siège social plus vaste fut acheté à Ivry-sur-Seine. On termina en partie les travaux d'agrandissement du gîte d'Aubusson et sa situation fiscale fut clarifiée en la plaçant sous un régime différent de celui de la FFCT. En 1997, alors que des affaires de dopage fortement médiatisées donnaient une mauvaise image du cyclisme de compétition, Claude-Hélène Yvard proposa une grande exposition: "Le cyclotourisme dans l'histoire du cycle" à la Cité des sciences de la Villette, afin d'affirmer notre différence, de promouvoir notre éthique et de nous gagner de nouveaux adhérents parmi les cyclistes de loisir. Ce projet recueillit un avis unanimement favorable à la base comme au Comité directeur (moins l'abstention présidentielle), ainsi qu'à la direction de la Cité des sciences (condition essentielle !) Il impliquait le musée d'Art et d'industrie, plusieurs autres grands musées et les principaux collectionneurs français et étrangers.
La réalisation était bien avancée quand une crise de confiance opposa 18 membres du Comité directeur au président; il y eut démission générale. Malgré cela, Dirand fut réélu en mars 1998. Avec le nouveau comité, il annula en 1999 l'exposition.
Un important rendez-vous était manqué.
Durant cette période, les amicales et confréries nées les années précédentes et certaines depuis longtemps, eurent plus de succès encore. Elles rassemblaient les cyclotouristes en toute convivialité sur des thèmes qu'ils privilégiaient et que ne leur offraient pas les structures fédérales. Citons les Demi-siècles, l'Ordre des cols durs, la Confrérie des cent cols, le Tandem club de France, l'Amicale des cyclos cardiaques, les Randonneurs sans frontières, la Confrérie des 650, et d'autres encore. Ensemble, elles constituent une texture forte, parallèle au tissu des clubs, et parfois une alternative à ceux-ci.
FFCT : Fédération française de cyclotourisme
 
Publié dans : Divers-FFCT/ Ligue/CoDep
Mardi 20 juillet 2010 2 20 /07 /Juil /2010 05:50

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Extrait du memento "Unité Histoire - FFCT 2007" publié avec l'aimable autorisation de la FFCT
 

1972: une Fédération solide et reconnue
Les villes françaises s'étaient beaucoup développées et la société urbaine, suffisamment pourvue en véhicules automobiles, exposée aux nuisances de la vie moderne, se tournait à nouveau vers le plein air. Le vélo faisait des adeptes. Jacques Vicart succéda à Pelletier à la fin de 1972. Il dirigea la Fédération d'une main sûre. Les effectifs augmentèrent rapidement, décuplant les possibilités financières et ouvrant de nouvelles perspectives. Nous pûmes faire l'acquisition d'un siège social rue Jean-Marie Jégo et un peu plus tard acheter en Auvergne une propriété qui fut restaurée et équipée pour en faire le gîte des Quatre vents. La revue s'étoffa et tous les adhérents la reçurent. La FFCT accorda le label fédéral à des modèles de cycle, présentés par différents fabricants, qui répondaient aux besoins de la randonnée cyclotouriste autonome. Une résolution de 1974 contre la publicité vestimentaire préfigurait la charte sur la publicité à venir.
Les Comités départementaux furent créés et déclarés en associations soumises à la loi de 1901.
En 1977, on signa avec la FFC un protocole réservant le cyclosport à cette dernière et le cyclotourisme à la FFCT. Cet accord fut ratifié en assemblée générale. La Fédération obtint - enfin ! - la reconnaissance d'utilité publique par un décret du 30 octobre 1978. Elle fut admise au CNOSF.
Jacques Vicart avait beaucoup donné et souhaitait prendre du recul. Marc Dobise fut élu président à la fin de 1978. La FFCT signa avec la FFC, en 1980, un nouveau protocole amélioré, lui aussi ratifié en AG. Il excluait à nouveau sans ambigüité la compétition de notre activité. L'achat d'un local contigu au siège permit son agrandissement, le président eut enfin son bureau.
  La loi de 1984 nous imposa un renouvellement complet du Comité directeur tous les quatre ans au lieu du renouvellement annuel par tiers adopté depuis toujours et qui assurait une certaine continuité. Cette réforme fut appliquée en 1985. Le président fédéral fut désormais élu par l'assemblée générale sur proposition du Comité directeur au lieu de l'être par les membres dudit Comité. Le Bulletin fédéral vit le jour en avril 1985, sur proposition de Philippe Deveaux, rédacteur en chef de Cyclotourisme. Le Comité directeur décida en décembre de rendre la revue facultative à partir de 1986 afin de conserver les avantages financiers du routage 206. Le nombre espéré de 40 000 abonnés fut atteint, mais il s'effrita ensuite d'une manière continue. Cet abandon du service obligatoire de la revue à tous les licenciés a eu des conséquences négatives considérables sur la compréhension et l'acceptation de notre éthique par les nouveaux adhérents, effets néfastes qui continuent. Une affirmation forte de notre différence dans le monde sportif fut la création d'une commission Culturelle à l'automne 1985 par le regroupement de plusieurs autres commissions, dont la Documentation. Elle fut tout de suite très active. La charte sur la publicité, interdisant toute pub sur maillots et vêtements, fut soumise au vote de l'assemblée générale de 1985. Elle était dans le droit fil du souci d'indépendance vis-à-vis des marques commerciales, affiché par la Fédération depuis son origine et à toutes les époques, et conforme à la résolution de 1974. L'assemblée vota la charte à une large majorité. Marc Dobise démissionna à la fin de 1986. Lors d'une assemblée générale décentralisée pour la première fois à Bordeaux et mouvementée, Jean-Michel Autier lui succéda, par intérim.
AG : Assemblée générale
CNOSF: Comité national olympique et sportif français
FFC : Fédération française de cyclisme
FFCT : Fédération française de cyclotourisme
 
Publié dans : Divers-FFCT/ Ligue/CoDep
Lundi 19 juillet 2010 1 19 /07 /Juil /2010 06:30

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