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FIGEAC-SUPER LIORAN
En ce matin bien frais, nous sommes huit cadurciens ou apparentés à partir à l'assaut de la célèbre station de ski du Massif Central par les routes Lotoises, Aveyronnaises et du Cantal.
Près de 175 kilomètres d'un périple dépassant allègrement les 3000 mètres de dénivelé.
C'est dire qu'il faudra être fort dans sa tête et ses jambes pour gravir les multiples côtes et cols qui jalonnent le parcours.
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La température ne dépassant guère les 5 degrés, c'est chaudement habillés que Fabienne, Roland, Patrick, Jean-Claude, Daniel, Henri, Claude et moi-même, quittons la cité de Champollion.
Le brouillard accompagne notre progression dans la « platitude » de la Vallée du Célé que nous abandonnerons à Bagnac (et son pont moyenâgeux que nous laissons sur notre droite).
Cette « purée de pois » ne nous quittera que lorsque nous atteindrons la vallée du Lot.
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Pour cela, nous devrons d'abord escalader les contreforts du massif cantalien en passant par les très jolis villages de Saint-Santin aux deux églises qui se font face. En effet,
Saint-Santin c'est deux mairies, deux écoles, mais un seul monument aux morts. Séparés seulement par la route, l'un situé dans le Cantal est appelé Saint-Santin de Maurs, et l'autre dans
l'Aveyron tout simplement Saint-Santin d'Aveyron. D'ailleurs, pour connaître l'histoire romancée de ces deux villages, je recommande le passionnant ouvrage de l'écrivain Jean Anglade
« Un souper de neige » que j'ai lu dernièrement.
A quelques encablures, après une brève descente nous retrouvons la rivière Lot quittée ce matin. Le temps devient plus clément, laissant place à un soleil rayonnant qui va pratiquement nous
accompagner toute la journée. Nous remontons l'étroite vallée en traversant les charmants petits villages de Port d'Agrès, Saint-Parthem (entourés de jolis jardins potagers), puis
Vieillevie et son château de X1ème siècle (ce village a été rendu célèbre par les exploits des coureurs de Tour de France sur la côte du même nom que nous laissons sur notre gauche,
notamment par la défaillance d'un certain Bahamontès qui dut mettre pied à terre tant la pente est rude et abandonner quelques kilomètres plus loin à bout de forces).
Dans ce village, un premier ravitaillement copieux nous est proposé.
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A quand les montagnes ! Nos fessiers commencent à souffrir dans cette vallée interminable!
Le temps d'admirer le vignoble du Fel accroché à la colline, nous atteignons Entraygues, village situé au confluent du Lot et de la Truyère. Par un splendide pont gothique, nous traversons
le Lot pour rejoindre enfin les routes en forme de montagnes russes que nous n'allons plus quitter jusqu'à la fin de cette première partie de la randonnée.
Rapidement nos mollets sont mis à rude épreuve dans la montée vers Saint-Amans des Cots, puis dans la côte du château de Valon, Ce château au milieu de nulle part domine fièrement la vallée
sauvage et encaissée de la Truyère. Construit au XIIème siècle, il reste aujourd'hui un majestueux donjon carré du XIVème.
A Lacroix-Barrès, une route plus calme nous conduira à la cité EDF de Brommat ou nous attend le repas concocté par les Cyclotouristes Figeacois (hormis pour Patrick qui va continuer seul sa
rando sur un circuit raccourci).
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Pour nous, sur la digestion, nous allons « avaler » une très longue (mais douce) montée de 10 kilomètres qui nous conduira jusqu'au village de Thérondels où nous allons quitter
l'habitat aveyronnais (où l'ardoise est reine) pour celui typique des massifs volcaniques ou domine le granit et les couvertures en Lauzes.
Par un plateau en « tôle ondulée », nous traversons les paysages du pays de l'Aubrac avec ses immenses pâturages peuplés d'animaux du même nom.
Ensuite une longue descente nous dirige vers la vallée de Brezons qui marque la séparation des montagnes d'Aubrac et du Massif Central que nous allons aborder au lieu-dit Le Bourguet, pour
une escalade qui nous conduira au cols de la Griffoul, puis de Prat-de-Bouc à près de 1400 mètres d'altitude, au pied du Plomb du Cantal. Un ravitaillement surprise nous y attend pour une
collation chaude qui nous permettra de reprendre des forces avant d'aborder la dernière difficulté.
Il faut d'abord se défaire de la très longue descente bien froide vers Murat avant de poursuivre vers la station haute de Super-Lioran., que nous allons aborder par une route large et
roulante (que nous quitterons un moment pour la traversée du village touristique de Laveyssière). Nous retrouverons cette route jusque là bien douce, pour un morceau bien plus pentu qui
nous amènera au lieu-dit Le Lioran. Là, nous avons la bonne surprise d'être dirigés vers une petit chemin forestier qui nous conduira après un dernier effort jusqu'à notre lieu de résidence
près du Col de Cère à 1370 mètres d'altitude.
Nous allons pouvoir enfin, prendre une douche réparatrice, se donner un peu de repos, puis après la remise des trophées et l'apéritif, finir la soirée par un repas agréable agrémenté par la
« truffade » locale et conclu par une excellente tarte aux myrtilles (triple dose pour Fabienne). Chacun pourra ensuite jouir d'une nuit réparatrice ponctuée seulement par
quelques ronflements (ou plutôt « grognements » selon Henri).
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SUPER LIORAN FIGEAC
Débuts difficiles nous a prédit le Président Serge Maruéjouls, puis descente jusqu'à Figeac ! Taquin, Serge, car cette journée s'avèrera toute aussi difficile que la précédente, tant les
difficultés sont rapprochées et la distance tout aussi conséquente que la veille.
Heureusement, un copieux petit déjeuner va nous permettre de franchir allègrement les premiers obstacles. Emmitouflés dans nos « Gore-Tex », nous allons nous laisser
« couler » sans un coup de pédale jusqu'au village de Saint-Jacques des Blats. Et là ! Aie ! Nos muscles froids vont prendre un rude coup ! Les deux premiers kilomètres du Col de
Perthus sont des plus difficiles.
Heureusement, par la suite la route menant au col a pitié de nous et nous propose des pentes plus abordables. La courte descente est périlleuse, mais c'est sans encombre que nous arrivons à
Mandailles ou nous attend le début de l'escalade des 11 kilomètres du Pas de Peyrol.
La route s'élève d'abord dans un décor verdoyant, puis à travers de magnifiques pâturages ou les sonnailles des vaches Salers commencent à retentir. Celles-ci nous accompagneront
pratiquement toute la journée. La pente assez dure durant les premiers kilomètres s'adoucira en vue du col.
Un paysage somptueux nous attend tout en haut, malgré le brouillard qui enveloppe le sommet du Puy Mary, 200 mètres plus haut. Les mains sur les freins, nous atteignons la vallée du
Falgoux, puis le Col de Néronne et enfin la superbe route des crêtes qui nous dirigera jusqu'au célèbre village de Salers. Extraordinaire lieu ou le granit et la lauze font bon ménage. Les
organisateurs ont choisi cette cité médiévale pour un ravitaillement bienvenu.
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Après une descente abrupte, nous roulons sur de belles petites routes vallonnées traversant de beaux villages « cantalous » comme Saint-Martin-Valmeroux, Saint-Christophe des
Gorges, avant de nous conduire jusqu'au barrage d'Enchanet, que nous traverserons rapidement avant d'entreprendre la longue montée vers Arnac (un ravitaillement surprise nous y attend, mais
seul Claude en profitera). Pour les autres, les premiers tiraillements d'estomac se font sentir, mais il faudra encore patienter avant de voir se profiler la descente vers Laroquebrou.
Arrêt encore très sympathique pour se restaurer, tant les organisateurs figeacois sont avenants. Sentant la fin proche, c'est sans trop de souffrance que nous passons les dernières
difficultés du parcours pour atteindre Labastide-du-haut-Mont, point culminant du département du Lot.
Le passage de la route est à 710 mètres, le point haut à 788. Fabienne et Roland écarteront ma proposition de monter jusqu'à la table d'orientation situé 78 m plus haut. Ce sera pour une
prochaine fois disent'ils. Un dernier petit arrêt à Latronquière, et il n'y a plus qu'à se laisser glisser jusqu'à Figeac.
Vraiment, nous avons passé deux magnifiques journées à travers des paysages étourdissants, de superbes villages, d'étroites vallées verdoyantes, de verts pâturages peuplés de troupeaux de
races locales (Aubrac, Salers) avec leurs sonnailles, et en plus un temps clément. Quel plaisir à flâner dans une tel décor de cartes postales.
En dehors de la performance sportive de chacun d'entre nous, la notion de cyclotourisme reste bien ancrée dans l'esprit de cette randonnée. Grand merci aux organisateurs figeacois pour leur
dévouement et leur talent d'organisateur.
Guy FAURE
photos: Fabienne MANGIN
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Publié dans : Sorties-Longue Distance
Mardi 17 juin 2008
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/2008
21:46
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