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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 19:56
Récit de la diagonale HENDAYE-STRASBOURG réalisée du 28/06/2008 au 01/07/2008 par Daniel Arnaudet

Ah! cette diagonale je l’appréhendais. Les comptes rendus divers me confortaient dans cette idée. Une question s’est posée de savoir comment découper cet itinéraire. Impossible d’échapper au relief très accidenté du centre de la France. Alors faire 3, 4 ou 5 étapes ? Finalement, pour ne pas déroger à mes habitudes, j’ai opté pour 4 étapes, la première plus longue et les autres, en régressant dans le kilométrage.
Une autre interrogation aussi, la météo. Après une année 2007 très arrosée tant sur la diagonale Brest Strasbourg que sur le Paris-Brest-Paris, y aurait-il encore de l’humidité dans l’air ? Tout cela ne s’annonçait pas très bien à quelques jours de mon départ, pluie et fraîcheur. Dans la période que j’ai choisie, miracle, « une fenêtre de tir favorable » comme on dirait sur la base de Kourou, s’est présentée. Et comme pour bien d’autres diagonalistes roulant à cette période, le soleil allait nous accompagner jusqu’au bout de notre passion. Quand je dis soleil, c’était vraiment du feu. Passer de 10/15°C à des températures avoisinant les 35°C, voire plus m’a-t-on dit, le corps doit s’adapter rapidement et les organismes souffrent un peu plus. Il y a aussi un autre compagnon de route à ne pas négliger, et celui-là il est libre comme l’air, c’est le vent. Vent de tous nos tourments quand il nous repousse, vent gentil comme tout quand il nous pousse. Mais je ne peux pas dire que je l’ai béni cette année. Il a su contrarier avec plaisir ma chevauchée vers Strasbourg. Pas un instant de répit ; si un peu, dans les premières heures matinales.

Le samedi 28 juin 2008 à 02h00, quand je quitte le commissariat d’Hendaye, la température est douce. Je pars tranquillement par la N10 et la montée raide après Béhobie ne me décourage pas. La circulation est presque nulle jusqu’à Bayonne. Quelques fêtards m’adressent, je suppose, des encouragements, à moins que ce ne soit des grossièretés. De toute façon c’est incompréhensible.
En entrant dans Bayonne des travaux avec rue barrée me dévient de mon chemin. Je cherche désespérément une boîte à lettres pour transmettre la carte postale départ à l’attention de nos amis Marc et Annette. J’en trouve une mais j’ai perdu ma route. A un feu rouge j’aborde une patrouille de police qui me renseigne gentiment sur la direction à prendre. Elle me félicite même sur mon équipement de nuit (éclairage avant et arrière, gilet de sécurité, bandeaux réfléchissants .…).
Je dois longer l’Adour jusqu’aux portes de Peyrehorade. D’autres travaux à la sortie de la ville entravent ma progression. Par contre je n’avais pas prévu cette brume épaisse le long de la rivière. Elle est en partie la cause de m’avoir écarté de mon tracé avant d’arriver à Peyrehorade. L’autre cause c’est quand j’ai voulu consulter mes copies de cartes routières, il manquait le petit bout de carte pour m’indiquer le bon chemin. Et évidemment à un carrefour j’ai pris la mauvaise direction et je me suis retrouvé à Bidache soit quelques 10km supplémentaires et quelques côtes pour rallier Peyrehorade.
Aux portes de Dax, je dois prendre la direction d’Yzosse pour atteindre St-Vincent-de-Paul, mon premier contrôle. Une fois de plus je m’égare. Vraiment cela commence mal. Je suis dans le centre ville de Dax à la recherche de la direction de St-Vincent-de-Paul. Finalement, remis dans le droit chemin, mais en retard sur mon tableau de marche, je suis en quête d’un commerce dans le village pour tamponner mon carnet de route. Point de commerce ici ; est-ce la proximité de sa grande sœur ? Je suis contraint d’envoyer une carte postale que je glisse dans la boîte à lettres du bureau de poste. A quatre kilomètres de là, je trouve un commerce ouvert. Il est implanté à Buglose, commune de St Vincent-de-Paul. Je fais tamponner mon carnet de route. J’aurai ainsi deux justificatifs de mon passage dans cette commune. J’espère ne pas avoir fait entorse au règlement.
Après ces péripéties, mon retard augmente. Aussi sur ces routes plates des Landes, monotones et ennuyeuses, j’essaie d’adopter une allure régulière, sans trop forcer, pour rattraper un peu de temps perdu. Mais le vent, au fur et à mesure que la température s’élève, vient contrarier ma progression. A Luxey , au deuxième contrôle, j’ai refait le retard. Un peu plus loin je trouve une déviation. J’atteins près de vingt kilomètres supplémentaires. J’enrage car sans cela j’aurais une heure d’avance. Mais peu importe le moral est bon.
Entre Préchac et Langon je vois arriver un cycliste en sens inverse. Un petit signe de la main et je poursuis ma route. Puis quelques minutes plus tard vient à ma hauteur le cycliste que je venais de croiser. C’est Bernard Ducornetz, diagonaliste émérite. Je suis heureux de le rencontrer. Il m’apprend ainsi qu’il a réalisé il y a peu la même diagonale et qu’il est reparti aussitôt pour Brest. Pour cette S-B il a rencontré beaucoup de vent mais il en est venu à bout. Bravo Bernard. A Langon, Bernard m’invite à prendre un verre qui est le bienvenu car il fait chaud.
Diagonale Hendaye-Strasbourg Pour immortaliser la traversée de la Garonne une photo s’impose. Je le remercie aussi de m’avoir guidé dans la traversée de cette ville, et de m’éviter une bonne côte. Sur la route des crêtes dans le vignoble de l’Entre-deux-Mers au relief vallonné, Bernard, après les photos d’usage, me quitte et me souhaite bonne continuation.
La progression est difficile et jusqu’à Montpon-Ménestrol le toboggan use l’organisme. Difficile d’étancher sa soif. Les nombreuses haltes pour se rafraîchir ralentissent ma progression. Même en s’aspergeant la tête, les bras et les jambes les rayons du soleil tannent un peu plus ma peau. Si ce vent me poussait cela m’arrangerait.
La vallée de l’Isle au relief plus doux est agréable avec des passages plus ombragés. J’atteins finalement Périgueux à 20h40 avec un peu de retard sur mon horaire mais satisfait de faire une halte après cette longue étape. Le très bon accueil que je reçois à l’hôtel du Midi me réconforte. J’ai parcouru 364km pour une dénivelée de 2024m.

Le dimanche 29 juin 2008 je repars à 02h00. C’est vrai que la nuit fut courte mais la journée qui s’annonce est ardue. Je poursuis ma route par la vallée de l’Isle jusqu’à Excideuil où au jour naissant je peux admirer le château féodal. A cet instant commence les difficultés. Ce n’est que montées et descentes.
Dans cette riche région d’élevage, je traverse Saint-Yrieix-la-Perche dont les gisements de kaolin ont fait la notoriété des porcelaines de Limoges. Le soleil et le vent, mes deux compagnons de route, m’escortent tout au long du jour. Cette montagne limousine use et la verdeur du paysage donne à cette région un aspect bocager. A Saint-Léonard-de-Noblat nouveau contrôle. Dans cette patrie du célèbre chimiste et physicien Gay-Lussac, vit aussi une autre célébrité, Raymond Poulidor. Cette commerçante me fait remarquer qu’il y vient de temps en temps et que c’est un homme tout simple.
Sous un soleil de plomb j’arrive à Bourganeuf juchée sur un éperon. Dans ce paysage de collines boisées je fais halte pour me restaurer. Je me souviens de mon passage en 2005 lors de ma diagonale Brest-Menton et du relief accidenté. Cela n’a pas changé et la Creuse ne dément pas sa réputation.
Je poursuis ma route. Je m’asperge le corps, je m’arrête souvent pour me désaltérer. A Chénérailles petite bourgade de 750 habitants j’entre dans un bar-Pmu. Le mur de l’établissement est tapissé des gains des joueurs qui, me fait remarquer le patron, est exceptionnel pour une telle localité. Il me confie qu’il y en a un qui engage de grosses sommes, et cela entraîne d’autres personnes à jouer. Je le laisse à ses prises de paris et je poursuis jusqu’à Gouzon pour un nouveau contrôle. Il m’est confirmé que la N145 est interdite aux cyclistes jusqu’à Montluçon. Mais comme j’en avais tenu compte dans mon tracé, je suis une route presque parallèle par Bord St Georges, Viersat et Prémilhat. Le relief est relativement plat avec une belle descente sur Montluçon, département de l’Allier, implantée dans une boucle du Cher.
Pour rejoindre Moulins, terme de mon étape, je fournis quelques efforts supplémentaires pour me hisser sur l’autre versant à la pente raide. Une fois le plateau atteint et pour les derniers kilomètres de la journée, je traverse le bocage bourbonnais, puis Cosne-d'Allier situé au confluent de trois rivières : l’Oeil , l’Aumance et le Bandais. Ce n'est que depuis 1914 que Cosne-d'Allier est le nom officiel de cette commune. Auparavant elle s’appelait Cosne-sur-l’œil. Je passe à Bourbon-l’Archambault situé au cœur de ce bocage, ville d’eaux au passé prestigieux et berceau de la dynastie royale des Bourbons.
J’arrive à Moulins avec encore un peu de retard sur mes prévisions, après avoir parcouru 309km et quelques 3274m de dénivelée. J’estime que mes efforts n’ont pas été vains sous ce soleil toujours ardent. Lorsque j’arrive à l’hôtel du Parc, l’accueil est très sympathique et le veilleur de nuit, un peu maniéré, est aux petits soins avec moi. Il va me préparer un plateau déjeûner de qualité. Malheureusement je ne pourrai pas dîner sur place, le restaurant est fermé. J’enfourche à nouveau mon vélo pour me rabattre sur une pizzéria à 1km de là. Cela fait partie des surprises dans le parcours d’un diagonaliste.

Le lundi 30 juin 2008 à 03h15 lorsque je descends les marches de l’hôtel je suis accueilli par la levrette du veilleur de nuit. Oui, sa petite chienne manifeste sa joie de me voir. Ils m’accompagnent tous deux sur le pas de la porte de l’hôtel. Il m’indique la direction à prendre et me salue de la main. Sympa, non ? Dans la nuit qui m’enveloppe j’emprunte une route encore tranquille à cette heure, bien qu’étant à grande circulation. J’atteins ainsi sans difficulté Bourbon-Lancy, ville touristique et gastronomique située au cœur de la Bourgogne, en Saône et Loire. Même si elle offre à ses visiteurs de nombreux attraits je ne peux m’y arrêter.
Au lever du jour je découvre de part et d'autre de ma route des pâtures de troupeaux de race charolaise. Ces bovins à robe blanche et à la croupe opulente sont très enviés par les éleveurs. Ces paysages vallonnés de bocages ondulent au gré des rivières qui y sinuent.
Cette journée sera encore très ensoleillée et chaude. Aux portes de Montceaux-les-Mines je m’engage sur la route qui longe le canal du centre que je suis pendant près de 50km. Halte à Blanzy-le-Rampois pour un nouveau contrôle et un moment de repos. Ouvert à la navigation ce canal offre un très agréable parcours rafraîchissant.
Diagonale Hendaye-Strasbourg Quelques péniches très bien aménagées voguent lentement sur ces eaux tranquilles. A Chagny, au pied des grands crus de Bourgogne, je quitte les berges de voie fluviale. Je m’y restaure et je m’y repose un instant à l’ombre bienfaitrice et réparatrice d’un arbre et sur une pelouse bien confortable.
Ces quelques minutes de sieste me ragaillardissent pour poursuivre ma route. Dans un paysage qui ondule, en suivant la vallée de la Dheune, sur des routes tranquilles, j’avance à bonne allure. Je ne prête plus attention au soleil et au vent. En m’aspergeant régulièrement la sensation de fraîcheur ne dure pas longtemps mais elle est primordiale pour lutter contre la chaleur.
A Saint-Jean-de-Losne, en côte d’Or, sur les bords de Saône, nouvel arrêt pour tamponner le carnet de route. Il est dit que c’est le premier port fluvial de plaisance de France en eau d’intérieur. C’est à la brasserie LAMIRAL, la bien nommée, que j’étanche ma soif. Je suis encore cette rivière jusqu’à Auxonne qui est le lien entre la Bourgogne et la Franche Comté.
J’entre dans le département de la Haute-Saône à Pesmes qui est l’un des plus beaux villages de France. Il est écrit qu’il y a 19 monuments classés ou inscrits au patrimoine. J’aimerais bien y consacrer du temps mais ce sera pour une autre fois, de manière plus touristique. Certes un diagonaliste voit des paysages enchanteurs, traverse des villes au riche patrimoine, mais il ne peut que remettre à plus tard à faire vraiment du tourisme.
La quiétude de la circulation qui jusqu’alors m’avait suivi, cesse. Sur cette route, à la sortie de Pesmes c’est un ballet incessant et infernal de camions bennes, chargés ou à vide, qui me croisent ou me doublent. J’apprendrai qu’ils transportent sur des chantiers de la pierre d’une carrière ouverte non loin de là. En prenant la vallée de l’Ognon je retrouve le calme. Cette route souvent boisée et légèrement vallonnée me conduit à Rioz, terme de ma troisième étape. J’arrive avec un peu d’avance sur mon programme. J’ai parcouru 277km pour une dénivelée de 1549m. L’accueil au « Logis le Comtois » est excellent, tout comme le repas.

Le mardi 1er juillet 2008 je repars à 03h25. Le démarrage est plutôt difficile. Les jambes sont lourdes et la machine a du mal à se mettre en route. Je ne me décourage pas. Je sais par expérience que tout cela n’est qu’une affaire de patience. La succession de montées et descentes n’atteignent pas mon moral car aujourd’hui j’arrive à Strasbourg. Alors courage !

A Villersexel dans la Haute-Saône je fais deux fois le tour de ville. Je suis dans sa partie haute et je ne veux pas me tromper de direction pour me retrouver dans la ville basse pour rien. Heureusement un automobiliste affable, à cette heure matinale, me donne le bon renseignement. Ouf, je ne dois pas redescendre, la route est juste derrière le cimetière comme il m’a indiqué. Dans la fraîcheur matinale, fort appréciée après ces chaudes journées, mes muscles s’échauffent et le coup de pédale est plus franc.
J’atteins Giromagny après une belle descente. Elle est située au pied du ballon d’Alsace dans le territoire de Belfort. D’ailleurs j’y croise de nombreux cyclistes qui vont attaquer ses pentes. J’en profite pour effectuer mon contrôle. Tampon, boisson, deux parts de flan et c’est reparti.
La route est bien roulante, et si ce n’est la montée à Aspach depuis Guewenheim, elle est assez plate, enfin. Le passage à Cernay me rappelle un souvenir de semaine fédérale récente. Ensuite je retrouve le parcours que j’ai emprunté pour la diagonale Strasbourg-Perpignan mais en sens inverse. Mais à contrario je parcours la plaine d’Alsace l’après-midi, par une chaleur torride et un vent défavorable. Malgré cela je roule bon train. Je traverse Neuf-Brisach, cité Vauban qui vient d’être inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Elle le vaut bien.
Pour la remontée vers Strasbourg c’est la chasse à l’eau. Les bidons sont vite chauds, aussi faut-il que je change souvent le contenu. Dans cette plaine noyée de soleil les champs de maïs abondent et les systèmes d’arrosage sont en action. Je voudrais bien en profiter aussi mais ils sont trop loin.
Je m’arrête à Gerstheim pour poster la carte postale « arrivée ». Mes pieds s’échauffent et j’en profite pour me déchausser et les aérer. Strasbourg n’est pas loin et je me sens pousser des ailes. La circulation est faible mais à Ilkirch, tout d’un coup, je me trouve dans un flot de véhicules. Je suis près du but mais je perds mon orientation.
Je me retrouve dans le quartier de Neudorf. Je cherche la route de l’hôpital. Finalement, après quelques hésitations, j’aperçois le commissariat central. Je suis soulagé et heureux d’avoir atteint mon but. La policière qui m’accueille n’est pas étonnée et elle couche mon arrivée dans un registre spécial dédié aux diagonalistes. Il est 17h00 et j’ai parcouru 232km pour une dénivelée de 1544m.
Oubliés le soleil, la chaleur, le vent, la soif, le relief accidenté notamment dans sa partie centrale. Les images défilent dans ma tête aussi vite que le paysage que j’aperçois depuis le TGV.
Traverser tant de départements et à vélo ne laissent pas indifférent. Même si on souffre, les rencontres et les lieux traversés font vite oublier tous ces désagréments.
Diagonale Hendaye-Strasbourg Le lendemain je quitte la gare de Strasbourg pour rejoindre en train Cahors.
Même après avoir parcouru 1182km, sans ennui mécanique ni physique, le plaisir est toujours là.

Daniel Arnaudet - Cahors CycloTourisme

Cahors le 09/07/2008

commentaires

Laborderie 01/08/2008 22:01

J'oubliais une chose très importante, c'était de féliciter Daniel, outre pour son exploit sportif, mais pour ses talents de narrateur. Ses récits sont très agréables à lire car ils sont clairs et bien écrits et pigmentés de bonnes anecdotes.A+

Laborderie 01/08/2008 21:53

Chapeau. Je ne pense pas être capable de réaliser un tel exploit surtout tout seul et loin de ses bases.Si je fais partie "du groupe 1" à Cahors, cela n'a rien à voir avec les diagonales. Quatre heures, voire 6, de vélo dans une journée me suffisent. J'ai besoin de sommeil pour récupérer et les départs à 2h00 du matin ne me conviendraient pas du tout.Pour l'instant j'aime le vélo sous une autre forme.Bravo encore et à bientôt.

Marie-Noëlle et Joseph Guégan 10/07/2008 23:32

Le règlement des Diagonales de France impose un compte rendu de la randonnée. Quelle bonne idée!.Cela nous permet de lire chaque année avec le même plaisir et la même admiration les récits de Daniel.Encore Bravo pour cette performance.Je sais que cette diagonale fût très difficile à cause des fortes chaleurs, tu as d'autant plus de mérite.Bien amicalement,Marie-Noëlle et Joseph