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1 septembre 2006 5 01 /09 /septembre /2006 16:18
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La vallée du Lot et le vignoble
Samedi 23 Juin 2007: de Cahors à Souillac
Un coup d’œil au Pont Valentré en quittant Cahors, et c’est parti pour la découverte! Quelques coups de pédales pour sortir de Pradines, une modeste côte pour nous échauffer, et nous voici longeant le Lot qui va
nous accompagner pendant une cinquantaine de kilomètres.

A Douelle les gabares qui transportaient les marchandises jusqu’à Bordeaux ont disparu depuis longtemps mais elles ont été fort avantageusement remplacées par des bateaux de plaisance qui profitent du grand programme de développement de la navigabilité sur le Lot.
Il est prévu de permettre bientôt une liaison en aval jusqu’à la Garonne.


La route longe le plus souvent de grands espaces plantés en vigne. Fin Juin les grappes d’auxerrois -le cépage dominant du vin de Cahors- devraient commencer leur épanouissement.

Luzech enserré dans un méandre du Lot et ancienne cité gauloise fortifiée, Albas perché sur sa falaise, Anglars et son château… les kilomètres défilent et il est temps de prendre un peu de hauteur en rejoignant Bélaye, avec vue panoramique sur la vallée du Lot agrémentée par le casse croûte.
Une toute petite route nous permettra de rejoindre Grézels pour ensuite serpenter dans le vignoble avant de franchir une dernière fois le Lot à Touzac où commence la montée vers le Nord.



Forteresses, bastides et châteaux
A Condat avec ses belles maisons et son joli pont, nous traversons la Thèze que nous longerons sur quelques kilomètres.

La forteresse de Bonaguil surgit tout à coup devant nos guidons.

Formidable forteresse qui ne servit jamais à rien, sinon à satisfaire les humeurs d’un seigneur mégalomane, prêt à défier les assauts de ses sujets rebelles et des soldats les plus audacieux.
La route s’enfonce dans des bois de pins et de châtaigniers et nous amène au coquet village de Saint Front sur Lémance, puis devant la masse énorme du château de Biron.

Ses murailles furent escaladées par Jean Marais dans «le Capitan» et si vous le visitez vous pourrez reconnaître la salle des tortures et la salle des festins des «Visiteurs».

Charles de Gontaut Biron, bien qu’ami de Henri IV, n’hésita pas à comploter contre lui…. Ce qui lui valut de perdre sa tête dans la cour de la Bastille.

8 Kilomètres de plus, et nous voici à la découverte de Monpazier,bastide du XIIIème siècle, classée «Grand site national».

Citons l’office de Tourisme : «huit siècles après sa fondation, elle se présente aux visiteurs comme un authentique joyau de l’architecture médiévale».

Pour info: marché aux cèpes tous les jours … en période de pousse.

Un parcours vallonné, parsemé de belles demeures rénovées avec goût et passion nous conduit à Belvès.

Nous découvrons, à l’entrée de la ville, les vieilles demeures à tourelles et clochetons.

Il serait dommage de ne pas s’arrêter un instant sur la place d’armes, avec son beffroi et ses halles.
Et comme nous serons samedi, le marché devrait encore battre son plein.



Après le repas réparateur, nous pourrons encore nous rassasier de châteaux:
Tout d’abord les Milandes, ancienne demeure de Joséphine Baker qui en fit «le village du monde».

L’aspect riant de ce château de style Renaissance contraste avec la forteresse de Castelnaud, rivale du château de Beynac qui lui fait face.

Après avoir traversé une première fois la Dordogne, voici encore un des «plus beaux villages de France»: la Roque Gageac avec ses vieilles maisons blotties contre la falaise.
La cité résista dans le temps aux invasions des drakkars normands; de nos jours ce sont de modernes et pacifiques gabares qui nous invitent à une promenade sur l’eau, mais ce sera pour une autre fois…

Sur l’autre rive, des remparts sur la falaise… c’est Domme que nous atteignons après avoir passé le pont … et au prix d’une petite grimpette.
Cette bastide royale, en forme de trapèze, domine la vallée.

A l’intérieur de ses remparts, ses coquettes maisons en pierre ocre rivalisent d’élégance avec leurs balcons et escaliers extérieurs abondamment fleuris.

Nous y reviendrons pour voir les cavernes qui après avoir été le refuge des bisons et des rhinocéros, furent celui des habitants de la ville pendant les périodes troublées.


Encore une traversée de la Dordogne, et voici sur son éperon Montfort, objet d’une longue suite de sièges et de lutte pour sa possession.

Simon de Montfort , chef de guerre adepte de l’incitation de l’abbé Arnaud Amaury -« tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens »-, y apporta sa touche personnelle en faisant raser le château qui fut par la suite détruit encore 3 fois, et chaque fois reconstruit



Cingles mais pas cinglés…
Quelques coups de pédales, et nous arrivons au cingle de Montfort.
La route surplombe ce méandre avec un joli point de vue sur la rivière, les peupliers et au loin le château de Montfort.


Il nous reste 25 kilomètres pour profiter de la fraîcheur des bords de la Dordogne,sur une route ombragée… et presque plate.

Souillac se profile au loin.

Dimanche 24 Juin 2007: de Souillac à Cahors

Vallée et contreforts de la Dordogne
Après une nuit réparatrice, la petite route calme et plate longe la Dordogne et permet de s’échauffer en douceur. Ici pas de vignes, mais des noyers. Il fut un temps où les Lotois envisageaient de rebaptiser leur département «Lot et Dordogne», ceci pour associer les deux rivières à l’image du département.
Le château de La Treyne se camoufle dans la verdure. Nous ne pourrons pas manquer d’apercevoir avant d’arriver à Lacave le château de Belcastel qui domine le confluent de l’Ouysse et de la Dordogne de plus de 50 mètres.

Pas le temps (dommage…) de prendre le petit train qui s’enfonce dans la grotte à concrétions de Lacave, avec ses lacs souterrains, son grand dôme culminant à 60 mètres au dessus des têtes des visiteurs, sa «ville engloutie» avec effets de lumière noire et d’éclairage ultra-violet.
Faute de bénéficier de la fraîcheur de la grotte, nous profiterons de l’ombre des falaises en progressant sur la «route de la noix».

Le Belvédère de Copeyre présente un des plus beaux panoramas sur la vallée de la Dordogne. Peut-être prendrez-vous quelques minutes, si les cales de vos chaussures cyclos sont compréhensives, pour suivre un petit sentier qui vous conduira en quelques pas au meilleur point de vue sur le cirque de Montvalent et les méandres de la Dordogne?

Vous serez peut-être aussi intrigués par un panneau signalant à l’horizon une colline identifiée comme étant «UXELLODUNUM» dernier endroit de la résistance locale à l’occupation romaine emmenée par César.
Hélas (ou heureusement) plusieurs sites présentent des arguments pour se faire reconnaître comme le vrai Uxellodunum: celui que vous apercevez (Puy d’Issolud, près de Vayrac), mais aussi Luzech (où nous sommes passés hier) et Capdenac près de Figeac.

Contrairement au village d’Astérix, ici les stratagèmes des Romains obligèrent les Gaulois assiégés et assoiffés à se rendre. Ceux qui ne perdirent pas la vie dans les combats eurent les 2 mains tranchées sur ordre de César… C’était en 51 avant J-C.

Notre flânerie le long de la Dordogne se terminera avec la pause casse-croûte, au Km 40, à Carennac.

Le village foisonne d’anciennes demeures à l’architecture recherchée, construites en pierre blonde, recouvertes de toits de lauzes et ornées de balcons de bois, d’échauguettes et de fenêtres sculptées.

Le prieuré de la citadelle fut la propriété de Fénelon qui y rédigea une partie de son œuvre avant de partir sous d’autres cieux et de devenir le «cygne de Cambrai». Depuis, le nom de Fénelon a été attribué localement à une boisson, réplique lotoise du Kir dijonnais!



Causses, causses toujours…
La route qui nous amène sur les plateaux nous offre au départ des vues de Carennac. En quelques kilomètres, nous voici dans un paysage totalement différent:
murs de pierres sèches, genévriers, pâturages à l’herbe rase.
Les noyers cèdent la place aux chênes et aux cornouillers. Nous sommes sur les Causses qui occupent les deux tiers de la surface du département du Lot.

De nombreuses paires d’yeux ornés de lunettes seront là pour admirer le coup de pédale des cyclos … ce seront ceux des brebis caussenardes parées de ce maquillage permanent autour des yeux. La vente de leurs agneaux, labellisés «agneaux du Causse», constitue la ressource principale de l’agriculture de la région. Toutefois des éleveurs de chèvres fabriquent une autre spécialité : le «Cabécou», petit fromage rond, un des fleurons de la gastronomie locale.

La route, parfois ombragée par des chênes verts, nous fait traverser Miers et Alvignac-les-eaux, station thermale dans laquelle ceux d’entre nous qui souffrent du foie ou de digestions difficiles peuvent projeter un prochain séjour thérapeutique, agrémenté par une visite au gouffre de Padirac tout proche. Le sous-sol est truffé de gouffres, rivières souterraines, résurgences et autres «igues» - puits provoqués par le creusement et la dissolution de la couche de calcaire.



Juste après le Mont Saint Michel…
C’est par le haut, à l’Hospitalet, que nous arrivons à Rocamadour, classé deuxième site de France, le premier étant le Mont Saint Michel.
Avant de se laisser glisser dans la descente vers l’Alzou, 150 mètres plus bas, il faut admirer cet entassement de constructions accrochées à la falaise. Tout en bas le ruisseau, puis le bourg, plus haut la cité religieuse, et encore au dessus le château.

C’est d’une beauté à couper le souffle… heureusement que nous allons descendre!

En nous rapprochant du cœur de la cité, nous devrons nous frayer un passage au milieu des «pèlerins» du dimanche, venus ici comme le firent autrefois les têtes couronnées: Saint Louis, Philippe le Bel, Louis XI, Henri Plantagenet roi d’Angleterre, et bien d’autres.

Parmi les visiteurs d’aujourd’hui, peu monteront à genoux, comme le voudrait la tradition, les 216 marches du Grand Escalier pour arriver purifiés (et fatigués) à la Chapelle avec sa cloche miraculeuse et sa célèbre statue de la Vierge noire.

Faute de monter les escaliers avec nos vélos, après avoir traversé l’Alzou, il nous faudra bien remonter sur le plateau (et descendre notre chaîne d’un plateau ?). Une petite ascension qui nous donnera l’occasion de découvrir Rocamadour sous un autre angle, avec çà et là de magnifiques points de vue sur la cité.
Attention de ne pas avoir cette fois-ci le souffle coupé… nous en aurons besoin pour avaler la côte, survolés –avec un peu de chance- par les aigles et vautours pensionnaires en semi-liberté du «Rocher des Aigles» tout proche. Par contre si quelques singes traversent la route devant nous, c’est qu’ils se seront échappés de la «Forêt des singes»!

Ayant retrouvé de l’altitude, une toute petite route semble nous conduire vers le bout du monde. Pas une seule maison en vue pendant plusieurs kilomètres. Puis surprise: une chapelle, le château de La Pannonie et ses dépendances. Cet imposant édifice avec son parc à l’anglaise fut construit au XVIIIème siècle sur le site d’une ancienne grange cistercienne. La famille propriétaire doit aimer le calme de ce site -et on la comprend- puisqu’il est entre ses mains depuis 300ans!

Nous continuerons à rouler dans le causse, paysage rude mais jamais austère, en admirant au passage le château de Lunegarde, l’architecture typique des maisons traditionnelles avec leurs «bolets» et ça et là de belles «garriottes» vieilles constructions en pierre sèche ayant servi d’abri aux bergers.

Et c’est sans trop de difficultés que nous atteindrons Labastide Murat situé à 447 mètres d’altitude. La ville natale du Roi Murat – fils d’aubergistes qui épousa la sœur de Napoléon, ce qui ne pouvait manquer d’ouvrir des perspectives d’avenir … - est un paisible bourg. On peut y visiter la modeste maison natale de Joachim Murat et apercevoir le somptueux château qu’il y fit construire… avant d’être fusillé.



En route vers un des plus beaux villages de France…
Après le repas de midi et quelques derniers kilomètres sur le Causse de Gramat, profitons d’une longue descente dans la vallée de la Sagne jusqu’à Cabrerets, bourgade construite au bord du Célé et dominée par de hautes falaises dont certaines comptent encore des habitations semi-troglodytiques. La route longe le Célé jusqu’à Conduché où nous retrouvons la vallée du Lot.
Nous traversons un tunnel (300 mètres) et très vite nous apercevons Saint-Cirq-la-Popie construit sur un escarpement rocheux, à 80 mètres au dessus du Lot.

Il suffira de passer le pont pour progresser vers ce village dont la plupart des édifices sont classés «monuments historiques».
Notre vitesse d’ascension devrait nous laisser le loisir d’admirer l’harmonie des maisons séparées par des jardinets, le charme des venelles, la beauté des toits et de profiter de beaux points de vue sur ce site.

Dommage qu’en passant par là Henri IV ait fait tomber les murailles de la forteresse!

Ragaillardis par un tel spectacle, nous oublierons toute fatigue et après être remontés sur le plateau, pendant les quelques kilomètres qui nous séparent de Cahors nous pourrons repenser à ce que disait le poète André Breton qui s’établit à Saint-Cirq: «J’ai cessé de me désirer ailleurs».



Si au terme de ces « 2 jours entre Lot et Dordogne »
vous avez envie
de revenir plus longuement séjourner dans le Lot,
de le découvrir à pied, à vélo ou en voiture,
d’inciter vos amis à venir nombreux à la prochaine édition
le Club des cyclotouristes Cadurciens aura atteint ses objectifs…
  André CAYROL

Photos: André Cayrol

excepté, Pont Valentré, Abbatiale de Souillac et Garriotte, photos: Joseph Guégan

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Publié par CTCahors - dans Lot & Dordogne
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commentaires

ch'ti 21/01/2007 08:50

Bonjour, super avec tes photos tu nous fais découvrir ta belle région.je connais mes vacances d'été je les passe à Miers.

CTCahors 24/01/2007 23:33

Merci et bonnes vacances dans le Lot.

MILLOT JEAN-CALUDE 15/12/2006 10:30

Bonjour,
Il faudrait mettre une feille d'inscription à la suite des prestations.
Ainsi lorsqu'on nous demande des renseignements par é-mail nous pouvont les renvoyer au site ils auront tout ce qu'il faut, sinon nous sommes obligés d'envoyer un courrier avec le plaquette.
Salu

CTCahors 07/01/2007 17:42

C'est fait, j'ai mis à la fin de l'article concernant les prestations 2 liens de téléchargement:

le premier pour le bulletin d'inscription
le second pour la plaquette

si on nous demande par mail ces documents, il suffira de répondre en leur donnant le lien suivant http://cahorscyclotourisme.over-blog.com/article-3419386.html Joseph Guégan