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Les Brèves

  • Reprise officielle des activités hebdomadaires au parking Saint-Georges en respectant les règles sanitaires - Retour à l'horaire d'hiver - Départ à 14h00
  • Jeudi 29 octobre : Permanence de 18h00 à 18h30 à la Barbacane, suivie de la réunion du Comité Directeur
  • Jeudi 7 décembre : Permanence de 18h00 à (renouvellement des licences) à la Barbacane
  • Jeudi 10 décembre : Permanence de 18h00 à (renouvellement des licences) à la Barbacane, suivie de la réunion du Comité Directeur
  • La semaine fédérale de Valognes (50) est reportée du 25 juillet au 1er août 2021
8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 03:58
Extrait du memento "Unité Histoire - FFCT 2007" publié avec l'aimable autorisation de la FFCT
Gaston Chotin, président de la Fédération française des sociétés de cyclotourisme, s'exprimait ainsi en ouvrant l'assemblée générale de février 1933 : "Toute passion doit être bannie de nos débats, chacun doit faire sur lui-même un effort suffisant pour conserver l'âme égale, vertu essentielle de ceux qui veulent travailler" ; et j'ajouterai : vertu de ceux qui veulent donner une image exacte des événements du passé. C'est l'atmosphère sereine dont je souhaite entourer les propos qui vont suivre. Les personnages évoqués ci-dessous, tous bénévoles, ont donné beaucoup de leur temps, et souvent de leur argent à la cause du cyclotourisme. On peut ne pas être d'accord avec leurs choix, on ne peut pas leur en tenir rigueur. Les erreurs commises, quand il y en eut, ont été expliquées davantage que les réussites : c'est qu'elles apportent un enseignement qui permet, avec de la réflexion, de ne pas les reproduire. Les présidents successifs, comme les chefs militaires, ont été à l'avant des troupes. On a tendance à ne voir qu'eux. Il ne faut pas oublier l'équipe qui les entourait, plus ou moins efficace mais toujours influente, aussi bien par son engagement que par sa passivité ; il ne faut pas occulter aussi le poids du contexte. Ces aspects cachés ont toujours pesé sur les orientations et ont eu évidemment des conséquences concrètes, positives ou négatives, que l'on aurait tort d'attribuer à un seul homme ou à une équipe. Voici donc la chronologie des modestes événements qui font notre histoire fédérale, les thèmes particuliers qui méritent attention seront développés dans les chapitres suivants.

Pré-histoire fédérale : déjà l'indépendance
En 1865, les frères Aimé et René Olivier accomplirent un voyage de Paris à Avignon (plus précisément au Pontet) à vélocipède, accompagnés sur une partie du parcours de leur ami Georges de la Bouglise; on peut dire qu'il s'agissait là de la première randonnée cyclotouriste. Elle affranchissait l'homme du cheval et de tous les transports collectifs. En 1871, Adrien de Baroncelli publia le premier récit de voyage vélocipédique; il fut l'auteur de guides célèbres, reconnaissant à vélo les sites qu'il décrivait.
L'Union vélocipédique de France, fondée en 1881, rassembla d'abord tout ce qui évoluait sur deux roues : coursiers et touristes ; mais elle s'occupa uniquement de compétition. Les touristes se sentirent de plus en plus délaissés et mal à l'aise dans une structure où il n'était question que de compétitions, sponsors, honneurs factices, disputes et arrangements plus ou moins moraux. Leurs motivations, le souci de leur respectabilité, leur costume, leur discrétion, leur comportement bien élevé dans les auberges, tout les séparait des coureurs avec lesquels ils ne voulaient surtout pas être confondus. Aussi, Paul de Vivie (Vélocio) et sa revue Le cycliste polarisèrent-ils dès sa parution en 1887 l'attention de tous ces respectables touristes cyclistes. En 1890, sous l'influence prépondérante de Vélocio, des cyclotouristes fondèrent le Touring club de France.
 
                                    Club cycliste vers 1890
Avec l'apparition de la motorisation, le TCF élargit bientôt ses activités à toutes les formes de tourisme et les cyclotouristes finirent par y être minoritaires. Les cyclos reprochaient au TCF de ne s'occuper que du tourisme de luxe et de délaisser le cyclotourisme. De plus, association d'individus sans autre lien entre eux que les instances dirigeantes, il répondait mal à l'évolution du cyclotourisme français qui, après la première guerre mondiale, se groupait de plus en plus en sociétés locales, lesquelles auraient aimé avoir plus de relations entre elles. Le cycliste constituait la seule entité fédératrice, mais purement morale. Vélocio conseillait aux cyclotouristes de se regrouper et les meetings qu'il tenait servaient d'exemples.
 

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