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Les Brèves

  • Reprise officielle des activités hebdomadaires au parking Saint-Georges en respectant les règles sanitaires - Retour à l'horaire d'hiver - Départ à 14h00
  • Jeudi 29 octobre : Permanence de 18h00 à 18h30 à la Barbacane, suivie de la réunion du Comité Directeur
  • Jeudi 7 décembre : Permanence de 18h00 à (renouvellement des licences) à la Barbacane
  • Jeudi 10 décembre : Permanence de 18h00 à (renouvellement des licences) à la Barbacane, suivie de la réunion du Comité Directeur
  • La semaine fédérale de Valognes (50) est reportée du 25 juillet au 1er août 2021
17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 09:15
Suite à un séjour non prévu à Toulouse, je n'ai pas pu mettre à jour le site Internet. Je profite d'un retour de quelques jours à mon domicile pour réalimenter le site.
Je livre à votre lecture et à votre réflexion un nouvel article extrait du memento "Unité Histoire" de la FFCT. Vous verrez à la lecture de cet article que le débat entre cyclosportifs et cyclotouristes c'est un peu comme la "guéguerre" de 100 ans!!.
     Joseph Guégan
Extrait du memento "Unité Histoire - FFCT 2007" publié avec l'aimable autorisation de la FFCT

Ce titre reprend les événements déjà mentionnés dans l'histoire (Notre Fédération) concernant nos rapports avec la compétition ou ses représentants, relations à problèmes qui furent un danger permanent pour notre indépendance : un sujet d'une importance particulière.

Coureurs cyclistes, cyclistes touristes et touristes automobilistes
Au début du cyclisme, l'Union vélocipédique de France était le seul organisme, rassemblant à la fois coureurs, organisateurs de courses et simples touristes cyclistes. On se rendit vite compte - et Vélocio le clama bien haut - que compétition et tourisme relevaient de deux conceptions que tout séparait, bien qu'il y eut à la base une même notion d'effort et un instrument assez semblable. Cette prise de conscience entraîna dès 1890 la fondation du Touring club de France par des cyclotouristes. L'UVF prit très mal la chose, mais n'y put rien et perdit presque tous ses cyclotouristes. Stimulés par une rivalité qui pourtant n'avait pas lieu d'être, les deux organismes grossirent. Cependant. le TCF était une association ouverte à tous les touristes.   Lorsque la motorisation eut fait suffisamment de progrès, ceux qui étaient à la fois peu sportifs et fortunés abandonnèrent la bicyclette pour l'automobile; les cyclotouristes devinrent les parents pauvres minoritaires de ce qui était devenu une grande et prestigieuse association : 15l 000 membres en 1923, et un budget de 3,7 millions de Francs de l'époque. Ils s'estimaient délaissés. Cette situation favorisa la création de clubs cyclotouristes autonomes qui souhaitèrent bientôt coordonner leurs actions; beaucoup de leurs membres étaient aussi adhérents du TCF. Si bien qu'en 1923 fut fondée, sous la protection bienveillante du Touring Club, la Fédération Française des Sociétés de Cyclotourisme.

Premiers essais de récupération du cyclotourisme
Au calendrier de la petite fédération figuraient les organisations de ses clubs et parmi elles de nombreux brevets. Or les Brevets de randonneur et les Brevets des sportifs normands avaient à cette époque des allures de compétition. L'Union vélocipédique de France, qui avait toujours l'ambition de régenter l'ensemble du cyclisme et n'avait jamais digéré la scission cyclotouriste de 1890, ne pouvait admettre cette nouvelle concurrence. Le TCF s'était rapproché de I'UVF pour certaines manifestations, il se laissa circonvenir et conclut en 1926 un accord qui, dans les faits, mettait le cyclotourisme sous la coupe de l'UVF. Fauveau, président de la FFSC issu du TCF, prit le parti de celui-ci, il démissionna et fit comprendre que la FFSC n'avait plus lieu d'être.
Mais les cyclotouristes n'étaient pas gens à s'en laisser compter. La FFSC était maigre et sans ressource, mais légalement déclarée.
  Fauveau fut aussitôt remplacé et la Fédération continua. Mais elle garda beaucoup d'amertume de ce lâchage du TCF et une grande méfiance envers I'UVF.

Le deuxième épisode de cette guerre larvée se passa en 1931-32. Les effectifs de la FFSC s'étoffaient. Tandis que le TCF, sans doute à la demande de l'UVF, expulsait de ce qui restait de son Comité de tourisme cycliste les dirigeants qui se réclamaient de notre fédération, l'UVF envoya un ultimatum aux clubs de la FFSC avec lesquels elle avait tissé des relations, les sommant d'avoir à passer à I'UVF sans quoi toutes leurs organisations seraient interdites. Quelques-uns seulement se soumirent. L'UVF prolongea en vain le délai pour ce faire, la manœuvre d'intimidation avait échoué. La FFSC continua à progresser, en bonne partie au détriment du TCF et de I'UVF où les cyclotouristes ne se sentaient pas à leur aise.

Tentative de fusion et résistance passive
Après 1939, l'administration centralisatrice du gouvernement de Vichy voulut autoritairement unifier cyclisme de compétition et cyclotourisme en une seule fédération: la Fédération française de cyclisme. Les responsables des sports voyaient le cyclotourisme d'abord sous l'angle sportif, et les dirigeants de I'UVF transformée en FFC ne demandaient pas mieux que de récupérer enfin les cyclotouristes. Mais c'était compter sans leur résistance à cette intégration forcée, une résistance avec les moyens du bord : des démarches à n'en plus finir où s'illustra l'énergique René Touzet, une mise en sommeil de la FFSC, les clubs qui ne s'affiliaient pas, et pour finir la fondation de deux associations nationales officiellement non cyclotouristes pour se regrouper l'une en Zone occupée, l'autre en Zone Libre.   Bref, devant cet échec, l'administration rendit son indépendance au cyclotourisme sous la forme en 1942 d'une Fédération française de cyclotourisme.
Charles Antonin, cyclotouriste et coureur vétéran, qui avait œuvré dans la commission de Cyclotourisme de la FFC-UVF fut nommé président. Diplomate, il ramena le calme et entretint de bonnes relations avec la FFC.
Pendant cette période difficile où voyages et randonnées n'étaient pas possibles, le cyclosport fut l'activité la plus représentative des clubs cyclotouristes de la région parisienne.

Le cyclosport à la FFCT: être ou ne pas être ?
À la Libération, le président Antonin élu démocratiquement à la tête d'une nouvelle FFCT tenta de faire gérer le cyclosport, toujours actif à la FFCT, par la FFC ; mais les cyclosportifs, compétiteurs occasionnels, ne voulaient pas avoir affaire à cette dernière.
Suite à des difficultés financières fédérales, Antonin reprit une idée du docteur Ruffier de réunir tous les cyclismes (compétition, cyclotourisme, utilitaire) et les professionnels du cycle sous la même bannière. Le congrès arrêta net ce projet de "super-fédération" qui aurait conduit à l'annexion du cyclotourisme. La FFC, de son côté, décida de remettre le cyclotourisme au rang de ses activités.
  À la FFCT les cyclosportifs faisant de plus en plus de bruit, le Conseil d'administration du Président Poge entérina en 1950 la réglementation des épreuves cyclosportives par la FFCT. Cette officialisation favorisait l'amalgame avec la course et, cette fois, c'étaient les tenants du tourisme qui s'indignaient. Il faut noter que les compétitions cyclosportives se disputaient avec des machines comportant garde-boue, éclairage, porte-bagage avant et que la tenue de course était interdite: le short était obligatoire. Nombre de ces sportifs occasionnels étaient par ailleurs d'excellents cyclotouristes et certains devinrent de dévoués dirigeants, à tous les niveaux.

Nouvelles pressions et abandon définitif du cyclosport
La baisse d'effectif qui suivit ramena la paix. À partir de 1960, la situation commença à s'améliorer et l'aspect sportif du cyclotourisme reprit vigueur, notamment avec l'organisation de grimpées chronométrées qui plaisaient aux jeunes et ont permis de les garder. En 1965, le colonel Crespin, directeur des Sports, fit part au président Léon Creusefond de son vif désir de voir la FFC et la FFCT fusionner. Le caractère compétitif de certaines organisations était toujours un argument de poids. Creusefond gagna du temps et finalement, en 1967, refusa carrément la fusion. L'alerte fit comprendre aux dirigeants fédéraux le tort que causait l'activité cyclosportive marginale à la Fédération. Le colonel Crespin revint à la charge en 1970, puis en 1973 avec la complicité du président de la FFC, mais toujours sans succès.   Le président Vicart proposa un nouveau protocole à la FFC, définissant les domaines respectifs des deux fédérations. Ce document fut finalement paraphé en 1977, contresigné par le représentant du ministre et ratifié en assemblée générale en 1978 à une écrasante majorité. Il réservait les activités sportives et touristiques de pleine nature à la FFCT et les activités de sport de compétition, y compris le cyclosport, à la FFC. Ce document appelait toutefois des précisions et un nouvel accord fut signé en 1980 par le président Marc Dobise. Le protocole fut par la suite reconduit. De ce fait sont aussi éliminés les problèmes d'assurance et d'autorisation des pouvoirs publics. Laissons aux différentes fédérations de compétition et affinitaires le soin de s'entendre entre elles.
FFC : Fédération française de cyclisme
FFCT : Fédération française de cyclotourisme
FFSC : Fédération française des sociétés de cyclotourisme
TCF : Touring club de France
UVF : Union vélocipédique de France
 
Conclusion
Dans notre société en perpétuelle mutation, il est bon d'être vigilant pour préserver notre indépendance des volontés centralisatrices, des amalgames administratifs et des convoitises mercantiles que suscitent ici ou là notre prospérité et notre bonne renommée. Par notre comportement sur la route, notre tenue, notre matériel, nos organisations, essayons de marquer notre différence. Le danger, autrefois, n'est pas venu du monde du commerce. Mais le contexte a évolué. Conservons une éthique et une autonomie financière qui garantissent notre liberté.

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