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Suite à un séjour non prévu à Toulouse, je n'ai pas pu mettre à jour le site Internet. Je profite d'un retour de quelques jours à mon domicile pour réalimenter le site.
Je livre à votre lecture et à votre réflexion un nouvel article extrait du memento "Unité Histoire" de la FFCT. Vous verrez à la lecture de cet article que le débat entre cyclosportifs et cyclotouristes c'est un peu comme la "guéguerre" de 100 ans!!.
     Joseph Guégan
Extrait du memento "Unité Histoire - FFCT 2007" publié avec l'aimable autorisation de la FFCT

Ce titre reprend les événements déjà mentionnés dans l'histoire (Notre Fédération) concernant nos rapports avec la compétition ou ses représentants, relations à problèmes qui furent un danger permanent pour notre indépendance : un sujet d'une importance particulière.

Coureurs cyclistes, cyclistes touristes et touristes automobilistes
Au début du cyclisme, l'Union vélocipédique de France était le seul organisme, rassemblant à la fois coureurs, organisateurs de courses et simples touristes cyclistes. On se rendit vite compte - et Vélocio le clama bien haut - que compétition et tourisme relevaient de deux conceptions que tout séparait, bien qu'il y eut à la base une même notion d'effort et un instrument assez semblable. Cette prise de conscience entraîna dès 1890 la fondation du Touring club de France par des cyclotouristes. L'UVF prit très mal la chose, mais n'y put rien et perdit presque tous ses cyclotouristes. Stimulés par une rivalité qui pourtant n'avait pas lieu d'être, les deux organismes grossirent. Cependant. le TCF était une association ouverte à tous les touristes.   Lorsque la motorisation eut fait suffisamment de progrès, ceux qui étaient à la fois peu sportifs et fortunés abandonnèrent la bicyclette pour l'automobile; les cyclotouristes devinrent les parents pauvres minoritaires de ce qui était devenu une grande et prestigieuse association : 15l 000 membres en 1923, et un budget de 3,7 millions de Francs de l'époque. Ils s'estimaient délaissés. Cette situation favorisa la création de clubs cyclotouristes autonomes qui souhaitèrent bientôt coordonner leurs actions; beaucoup de leurs membres étaient aussi adhérents du TCF. Si bien qu'en 1923 fut fondée, sous la protection bienveillante du Touring Club, la Fédération Française des Sociétés de Cyclotourisme.

Premiers essais de récupération du cyclotourisme
Au calendrier de la petite fédération figuraient les organisations de ses clubs et parmi elles de nombreux brevets. Or les Brevets de randonneur et les Brevets des sportifs normands avaient à cette époque des allures de compétition. L'Union vélocipédique de France, qui avait toujours l'ambition de régenter l'ensemble du cyclisme et n'avait jamais digéré la scission cyclotouriste de 1890, ne pouvait admettre cette nouvelle concurrence. Le TCF s'était rapproché de I'UVF pour certaines manifestations, il se laissa circonvenir et conclut en 1926 un accord qui, dans les faits, mettait le cyclotourisme sous la coupe de l'UVF. Fauveau, président de la FFSC issu du TCF, prit le parti de celui-ci, il démissionna et fit comprendre que la FFSC n'avait plus lieu d'être.
Mais les cyclotouristes n'étaient pas gens à s'en laisser compter. La FFSC était maigre et sans ressource, mais légalement déclarée.
  Fauveau fut aussitôt remplacé et la Fédération continua. Mais elle garda beaucoup d'amertume de ce lâchage du TCF et une grande méfiance envers I'UVF.

Le deuxième épisode de cette guerre larvée se passa en 1931-32. Les effectifs de la FFSC s'étoffaient. Tandis que le TCF, sans doute à la demande de l'UVF, expulsait de ce qui restait de son Comité de tourisme cycliste les dirigeants qui se réclamaient de notre fédération, l'UVF envoya un ultimatum aux clubs de la FFSC avec lesquels elle avait tissé des relations, les sommant d'avoir à passer à I'UVF sans quoi toutes leurs organisations seraient interdites. Quelques-uns seulement se soumirent. L'UVF prolongea en vain le délai pour ce faire, la manœuvre d'intimidation avait échoué. La FFSC continua à progresser, en bonne partie au détriment du TCF et de I'UVF où les cyclotouristes ne se sentaient pas à leur aise.

Tentative de fusion et résistance passive
Après 1939, l'administration centralisatrice du gouvernement de Vichy voulut autoritairement unifier cyclisme de compétition et cyclotourisme en une seule fédération: la Fédération française de cyclisme. Les responsables des sports voyaient le cyclotourisme d'abord sous l'angle sportif, et les dirigeants de I'UVF transformée en FFC ne demandaient pas mieux que de récupérer enfin les cyclotouristes. Mais c'était compter sans leur résistance à cette intégration forcée, une résistance avec les moyens du bord : des démarches à n'en plus finir où s'illustra l'énergique René Touzet, une mise en sommeil de la FFSC, les clubs qui ne s'affiliaient pas, et pour finir la fondation de deux associations nationales officiellement non cyclotouristes pour se regrouper l'une en Zone occupée, l'autre en Zone Libre.   Bref, devant cet échec, l'administration rendit son indépendance au cyclotourisme sous la forme en 1942 d'une Fédération française de cyclotourisme.
Charles Antonin, cyclotouriste et coureur vétéran, qui avait œuvré dans la commission de Cyclotourisme de la FFC-UVF fut nommé président. Diplomate, il ramena le calme et entretint de bonnes relations avec la FFC.
Pendant cette période difficile où voyages et randonnées n'étaient pas possibles, le cyclosport fut l'activité la plus représentative des clubs cyclotouristes de la région parisienne.

Le cyclosport à la FFCT: être ou ne pas être ?
À la Libération, le président Antonin élu démocratiquement à la tête d'une nouvelle FFCT tenta de faire gérer le cyclosport, toujours actif à la FFCT, par la FFC ; mais les cyclosportifs, compétiteurs occasionnels, ne voulaient pas avoir affaire à cette dernière.
Suite à des difficultés financières fédérales, Antonin reprit une idée du docteur Ruffier de réunir tous les cyclismes (compétition, cyclotourisme, utilitaire) et les professionnels du cycle sous la même bannière. Le congrès arrêta net ce projet de "super-fédération" qui aurait conduit à l'annexion du cyclotourisme. La FFC, de son côté, décida de remettre le cyclotourisme au rang de ses activités.
  À la FFCT les cyclosportifs faisant de plus en plus de bruit, le Conseil d'administration du Président Poge entérina en 1950 la réglementation des épreuves cyclosportives par la FFCT. Cette officialisation favorisait l'amalgame avec la course et, cette fois, c'étaient les tenants du tourisme qui s'indignaient. Il faut noter que les compétitions cyclosportives se disputaient avec des machines comportant garde-boue, éclairage, porte-bagage avant et que la tenue de course était interdite: le short était obligatoire. Nombre de ces sportifs occasionnels étaient par ailleurs d'excellents cyclotouristes et certains devinrent de dévoués dirigeants, à tous les niveaux.

Nouvelles pressions et abandon définitif du cyclosport
La baisse d'effectif qui suivit ramena la paix. À partir de 1960, la situation commença à s'améliorer et l'aspect sportif du cyclotourisme reprit vigueur, notamment avec l'organisation de grimpées chronométrées qui plaisaient aux jeunes et ont permis de les garder. En 1965, le colonel Crespin, directeur des Sports, fit part au président Léon Creusefond de son vif désir de voir la FFC et la FFCT fusionner. Le caractère compétitif de certaines organisations était toujours un argument de poids. Creusefond gagna du temps et finalement, en 1967, refusa carrément la fusion. L'alerte fit comprendre aux dirigeants fédéraux le tort que causait l'activité cyclosportive marginale à la Fédération. Le colonel Crespin revint à la charge en 1970, puis en 1973 avec la complicité du président de la FFC, mais toujours sans succès.   Le président Vicart proposa un nouveau protocole à la FFC, définissant les domaines respectifs des deux fédérations. Ce document fut finalement paraphé en 1977, contresigné par le représentant du ministre et ratifié en assemblée générale en 1978 à une écrasante majorité. Il réservait les activités sportives et touristiques de pleine nature à la FFCT et les activités de sport de compétition, y compris le cyclosport, à la FFC. Ce document appelait toutefois des précisions et un nouvel accord fut signé en 1980 par le président Marc Dobise. Le protocole fut par la suite reconduit. De ce fait sont aussi éliminés les problèmes d'assurance et d'autorisation des pouvoirs publics. Laissons aux différentes fédérations de compétition et affinitaires le soin de s'entendre entre elles.
FFC : Fédération française de cyclisme
FFCT : Fédération française de cyclotourisme
FFSC : Fédération française des sociétés de cyclotourisme
TCF : Touring club de France
UVF : Union vélocipédique de France
 
Conclusion
Dans notre société en perpétuelle mutation, il est bon d'être vigilant pour préserver notre indépendance des volontés centralisatrices, des amalgames administratifs et des convoitises mercantiles que suscitent ici ou là notre prospérité et notre bonne renommée. Par notre comportement sur la route, notre tenue, notre matériel, nos organisations, essayons de marquer notre différence. Le danger, autrefois, n'est pas venu du monde du commerce. Mais le contexte a évolué. Conservons une éthique et une autonomie financière qui garantissent notre liberté.
Publié dans : Divers-FFCT/ Ligue/CoDep
Vendredi 17 septembre 2010 5 17 /09 /Sep /2010 11:15

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Extrait du memento "Unité Histoire - FFCT 2007" publié avec l'aimable autorisation de la FFCT

La première
Charles Bernard, président du Cyclo-touring club varois de Toulon, décida d'organiser du 8 au 15 août 1927 le "Meeting de Castellane", qualifié par le Bulletin fédéral de "Première semaine de cyclo-tourisme". André de Boubers, président de la Fédération française des sociétés de cyclotourisme, l'aida de son mieux depuis Paris dans la mise au point de l'organisation. Après l'amertume du lâchage du Touring club de France dans le courant de l'année 1926, on sentait la nette volonté d'affirmer par une action médiatique significative la FFSC comme une fédération dynamique et représentative du cyclotourisme national.
André de Boubers raconta comment s'était déroulé ce premier rassemblement estival : "peu à peu, chaque jour, arrivèrent de nombreux amis de tous les coins de Provence, de Lyon, Grenoble, Montauban, Montpellier, Aubenas, Bordeaux, Marseille, des Alpes et des Cévennes, tant et si bien que nous fûmes bientôt plus d'une centaine". Il faut cependant relativiser : peu de participants furent présents toute la semaine. "Le logement était assuré dans les meilleures conditions.
  Tout entière la prison (monument historique) nous était affectée (...) Immenses garages, confortables chambres bien garnies de paille... "Confort rustique, mais apprécié. Des excursions étaient organisées, notamment au lac d'Allos, et au Grand canon du Verdon, le clou de la semaine, qui demanda... neuf heures de marche ! (Eh oui, la route touristique n'existait pas encore). Arriva le 15 août. Une grande randonnée jusqu'à Toulon clôturait la Semaine. Réveil à 4 heures, départ au petit jour sur les vélos soigneusement mis au point la veille. Longues côtes jusqu'au-delà de Comps. Descente sur une route défoncée pendant 22 km. Quelques accidents, "la plupart sans gravité, occasionnés par l'état extrêmement mauvais de la route". Puis le mistral, violent, enfin, l'arrivée à Toulon, où eut lieu la séparation. Pour ceux qui avaient encore le temps, le 16 août, une promenade en bateau paracheva en apothéose cette organisation. Tout le monde était satisfait.

Une pérennité difficile
Le mouvement était lancé: en 1928 la Fédération annonça une "Grande semaine de cyclotourisme" - le titre était pérennisé - à Brive. Prévue en juillet, elle eut de ce fait peu de succès. En 1929, ce fut Aubenas, et on revint pour la date aux alentours du 15 août. Les organisations suivantes n'obtinrent pas le succès espéré: c'est qu'on était encore loin des congés payés. Plusieurs essais décevants amenèrent la Fédération à se tourner vers l'organisation de meetings internationaux plus courts et plus médiatiques jusqu'en 1939. En 1943, une Semaine fédérale fut projetée en Auvergne et prématurément annoncée par la revue Cyclo-magazine, mais le programme arrêté par Barroz, attendu en vain fin juin, ne fut examiné et adopté par la commission de Plein Air qu'en novembre   et aucun document fédéral ne fit allusion - avant ou après - à cette semaine d'Aurillac: difficile donc de revendiquer qu'elle fut "fédérale", même si quelques cyclotouristes ont pu être appâtés par l'annonce de Cyclo-magazine et tourner leurs roues vers cette région. Une Semaine était au calendrier pour août 1944 en Dauphiné-Savoie, mais les événements en décidèrent autrement. Les Semaines fédérales repartirent laborieusement en 1945: 120 participants aux Eyzies. L'heure n'était guère aux vacances, mais la Semaine fut ensuite organisée régulièrement, avec des hauts et des bas, surtout des bas comme les effectifs fédéraux, tantôt en étoile, tantôt itinérante.

Le renouveau
En 1963, c'était la quatrième Semaine organisée par le dévoué Toulousain Albert Bures (un record): Saint-Antonin-Noble-Val, 514 participants recensés bien qu'il n'y paraissait guère (j'y étais):une remontée en flèche. Dortoirs improvisés, sans électricité, dans deux préfabriqués d'un cours complémentaire et toilette matinale aux lavabos en tôle émaillée de la cour. Pas de douche, bien entendu.
Qu'on était loin du confort des Semaines actuelles! À Digne (1964),|'organisation était bien meilleure et elle ne cessera de s'améliorer. Après, la si sympathique et comme toujours conviviale organisation de Gourdan-Polignan en 1975, on passa d'un seul coup, l'année suivante à Valence, le cap des 2 000 participants et du sponsoring.
  Depuis la fin des années 70, la Semaine fédérale est de plus en plus perçue et conçue comme une semaine de vacances familiales orientée vers la détente. Devant l'ampleur de la manifestation, un cahier des charges fut instauré. Rouen fut un nouveau tournant au niveau du partenariat. La participation ne cessa de croître jusqu'à atteindre 15 000 à Quimper en 2001. On décida peu après de plafonner les inscriptions à 13 000. Enfin, renouant avec un tourisme de visites que l'on avait depuis quelques années oublié pour le simple plaisir de rouler, on créa les "Cyclo-découvertes®", lesquelles ne sont rien d'autre que la façon dont on avait auparavant et depuis toujours conçu les Semaines.
 
Conclusion
L'organisation, bien rodée, est unique dans le monde sportif français. Quelques pâles essais d'imitation n'ont pas donné grand chose : ce qui fait la force de nos organisations, c'est le bénévolat. ll faut saluer bien bas les nombreuses personnes qui ont œuvré et qui œuvrent pour accueillir ces milliers de cyclotouristes, faisant de la Semaine fédérale le fleuron le plus médiatique et l'un des plus beaux de la FFCT. Mais il faut aussi être vigilant, garder à cet œuvre exemplaire, vitrine de nos valeurs, son âme et son originalité.

Chronologie des Semaines fédérales
Publié dans : Divers-FFCT/ Ligue/CoDep
Mardi 3 août 2010 2 03 /08 /Août /2010 09:23

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Extrait du memento "Unité Histoire - FFCT 2007" publié avec l'aimable autorisation de la FFCT
 

Conclusion
Voici donc terminée la chronologie des événements qui constituent notre modeste histoire. Quelques personnages se sont trouvés en pleine lumière, au cours de notre cheminement; souvent, ils ne l'avaient pas souhaité, ils étaient là: ils se sont dévoués. Cette évocation est succincte, mais il ne faut pas oublier tous ceux qui ont œuvré dans l'ombre, modestement mais efficacement, à tous les niveaux : dans les conseils ou comités. les commissions fédérales, les ligues, les comités départementaux, les clubs... Ce sont ceux-là qui ont fait notre Fédération jour après jour. Ce sont eux aussi qui ont répondu présent quand il a fallu défendre le cyclotourisme d'une intégration forcée ou le sauver de la faillite, qui sont restés fidèles quand la mode du vélo est passée. Ce sont les mêmes qui ont préservé nos valeurs, les ont enseignées à de plus jeunes, ont donné l'exemple. D'autres sont venus faire un petit tour chez nous, en papillons ou en clients, et ne sont pas restés. Et il faut bien reconnaître qu'ils furent nombreux: dans les années 80, un tiers de l'effectif ne renouvelait pas sa licence. Ne leur jetons pas la pierre : il faut essayer et si ça ne convient pas, il est logique d'aller voir ailleurs.
Revenons à ceux qui restent. Le cyclotourisme fut longtemps perçu comme une grande famille, une sorte de fratrie, de compagnonnage où l'entraide et l'amitié n'étaient pas un vain mot, surtout dans les moments difficiles. Cet esprit a permis, durant quatre-vingts ans, malgré bien des vicissitudes, de toujours garder espoir et foi en l'avenir du cyclotourisme. Pour un certain nombre d'entre-nous, le cyclotourisme n'est pas seulement un loisir agréable, c'est une façon particulière de comprendre la vie. La conviction de tels individus donne à notre mouvement cyclotouriste une grande force dans les moments difficiles, on en a eu l'exemple. Pour une fédération, posséder de tels adhérents est une richesse. il ne faut pas la galvauder.
Le caractère forcément succinct de cette chronologie n'a pas permis d'entrer dans le détail. La lecture des procès-verbaux de réunion et des courriers d'archives donne une image plus humaine et plus terre à terre des préoccupations, du travail de fourmi, des hésitations et des décisions.
  On y trouve en permanence, souvent en filigranes, parfois énoncées avec force, les idées et valeurs du cyclotourisme : le souci de l'indépendance sur tous les plans, le bénévolat, et puis l'amitié, la tolérance, l'entraide, ce sentiment d'appartenance à une grande famille dont j'ai parlé, le goût de la nature et de la découverte, le respect du passé aussi bien que l'intérêt pour le progrès, le souci d'amener des jeunes au cyclotourisme. On est étonné de voir la concordance des engagements, des inquiétudes et des espoirs des dirigeants d'hier et d'aujourd'hui. Fréquemment renouvelés par le simple fait du bénévolat et de la démocratie, ils n'ont pas toujours eu l'expérience nécessaire à la conduite d'une fédération, ni la vision générale englobant le passé, le présent et l'avenir du cyclotourisme dans une même continuité. Ce n'est pas un hasard si ceux auxquels nous devons le plus avaient réfléchi sur ce qui s'était passé avant eux, quelles actions avaient été conduites, dans quel esprit, et quel en fut l'aboutissement. N'en fut-il pas de même des grands chefs d'État ? Enfin, il est important que les futurs dirigeants de la FFCT sachent qu'ils recueillent un patrimoine moral et concret qu'ils ont mission de préserver et d'enrichir pour le transmettre à leur tour aux générations qui suivront, ainsi que se sont efforcés de le faire ceux qui les ont précédés depuis 1923. De cette continuité, ils en ont la responsabilité. Ceux, bien rares, qui ont essayé de nous entraîner en d'autres voies n'ont pas été suivis, et ont dû quitter des responsabilités où les avaient conduits des motivations étrangères à notre éthique.
À l'assemblée générale de Poitiers, au seuil du 21e siècle, "placée sous le signe de la modernité par le choix du lieu : le Futuroscope", le président de la ligue Poitou-Charentes invitante, Jean-Yves Mounier, dit en préambule : " Il est important qu'un grand mouvement comme le nôtre reste en phase avec le monde dans lequel il cherche à se développer". Mais il n'oublia pas de rappeler "que nous avons une histoire commune, des valeurs communes. un patrimoine commun, et il ne saurait être question d'avenir si nous faisons fi de notre identité et de notre culture".
Publié dans : Divers-FFCT/ Ligue/CoDep
Jeudi 22 juillet 2010 4 22 /07 /Juil /2010 06:13

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