Une autre façon de faire du vélo!
Une journée avec les Cyclos Randonneurs Lotois
(Randonnée de Villefranche-de-Rouergue du 27 avril 2008)
Récit de Guy Faure, Photo de Michel Ponchet
Après une petite collation matinale, départ aux alentours de 8 heures avec nos amis Ponchet de Gramat, Lille de Linac (et non l’inverse), Larinier de Bagnac-sur-Célé pour un périple de près de 120 kilomètres qui nous conduira sur des routes bien connues. Malgré l’allure très modérée, les premières chaleurs invitent à « l’effeuillage ». Donc, premiers arrêts du côté de Laramière pour enlever une première couche, rapidement suivi d’un autre pour ces « dames » qui sentent le besoin de se soulager un peu. Déjà en approchant de Beauregard, les premiers ramasseurs de « responchons » sont présents, le nez plongé dans les fossés à la recherche de cette asperge sauvage que les gens du coin apprécient tant (la curiosité aidant, Rolande s’est mise en tête de goûter enfin ce légume inconnu. Ce que nous ferons au retour, à l’aide d’une recette tarnaise soi-disant exceptionnelle. Malheureusement, nous n’apprécierons pas du tout, pas plus que les poules du voisin qui n’en voudront pas). Ceci évidemment pour l’anecdote.
| Notre « rando » se poursuivant, nous faisons une halte à Beauregard ou nos amis s’émerveilleront devant la beauté de la halle et des pignons de lauzes portés allègrement par quelques habitations. Lentement, nous cheminons vers Varaire, Bach puis Escamps (villages « mitraillés » par notre photographe Michel), puis nouvel arrêt prêt du superbe | |
| lavoir de Cremps (ou cette photo viendra immortaliser notre passage). Ce sera aussi l’occasion de quelques grivoiseries sur ce que pouvait être le travail des lavandières de l’époque et de leurs compagnons (sans doute chargés du transport du linge sur d’antiques brouettes). A Laburgade, nouvel arrêt devant l’impressionnante rangée de puits tous alimentés par une résurgence indépendante. A quelques encablures, se profile Aujols et son immense bassin lavoir. Un copieux casse-croûte nous attend. Il est 11 h 30 et nous avons accompli à peine 47 kilomètres. Pour autant, pas de panique, nous prenons le temps de faire honneur à nos hôtes, nos fesses bien calées sur les rudes pierres des lavoirs. |
C’est avec soulagement mais le cœur empli de bonne humeur que nous arrivons vers 17 heures dans la sous-préfecture de l’Aveyron. Moyenne générale 14 km/h, mais une journée pas comme les autres, remplie de bons souvenirs, dans la convivialité et l’amitié.