FIGEAC-SUPER LIORAN-FIGEAC -Ma dernière grande randonnée

Publié le par Cahors CycloTourisme

Millot-JC.jpgPour terminer les randonnées en montagne, j’ai souhaité m’offrir cette très belle région de France : le Cantal. 

 

Une région où j’ai souvent usé mes pneumatiques, mes forces, et déversé quelques litres de sueur !

 

Cette année les conditions atmosphériques étaient idéales : soleil et un vent rafraîchissant.

 

DanielNous étions six de Cahors :

Daniel Hermet, Guy Faure, JP Gardillou, Francis Soulignac, Daniel Arnaudet et moi-même ainsi que deux de Labastide Marhnac : Blaise Bergesio et Henry Godissart.

 

Georges Bonis engagé, n’a pas pu venir. Un problème de santé dans la famille est la cause de ce désistement. 

 

Daniel Arnaudet, Daniel Hermet et moi – même sommes partis à 7 heures. Les autres avaient choisi un départ plus matinal.

 

La température matinale était idéale et un départ sur les bords du Célé et du Lot permettait une mise en jambe parfaite.

 

Les jolis petits villages se succédaient. Leurs maisons, en pierres foncées et leur toit en lauzes, joliment  fleuris de rosiers multicolores nous offraient une atmosphère joyeuse.

 

Dans cette ambiance champêtre, nous sommes arrivés à Vieillevie pour le ravitaillement. Nous y avons retrouvé les autres membres de notre groupe qui s’apprêtaient à repartir.

 

Nous avons continué sur le bord du Lot, jusqu’à Entraygues sur Truyère.

 

J’ai appris, par Daniel, la signification du mot Entrayges qui vient de l’occitan  «  entre les eaux » puisque la commune est située entre les deux cours d’eau : La Truyère et le Lot.

 

Après un regard sur le très beau château dominant et la traversée du pont gothique classé, nous avons entamé  les premières difficultés pour monter à Saint Amands des Cots.

En haut Daniel m’attendait.

Je sentais bien qu’il ne me sera pas facile d’apprivoiser cette belle montagne.

 

Mon moteur ne tournait pas rond et les sensations n’étaient pas idéales pour ce genre de relief.

 

Après une descente rapide, nous avons entamé une montée de 10 kms qui nous amènera au repas de midi à Brommat. Francis Henri

Cette montée confirme mes sensations et c’est avec beaucoup de peine que je me hisse au sommet où Daniel à eu la patience de m’attendre.

 

Après cette pose repas, je demande à Daniel de ne pas m’attendre en l’informant que si cela n’allait pas je monterais dans un fourgon accompagnateur que nous avions vu plusieurs fois sur le parcours.

 

Avec la  montée vers le col de Brezons mes problèmes étaient toujours aussi forts et je décidais donc de répondre favorablement à l’invitation à la prudence que me conseillait le chauffeur du fourgon du club de Vignonet, (coté de Libourne)

J’allais donc terminer les soixante derniers kms en leur compagnie où quelques membres de leur équipe viendrons me tenir compagnie pendant les montées difficiles et reprendrons la route dans le montée du col du Prat de Bouc pour terminer avec le reste du groupe.

 

Au gré de ces arrêts j’ai pu encourager Daniel qui me confirmait que c’était difficile. Mais il semblait bien monter quand même.

 

Les paysages étaient magnifiques. Les petites routes empruntées offraient de magnifiques panoramas sur les vallées et les sommets environnants.

 

L’arrivée au super Lioran s’est fait après la montée au Lioran et une petite dernière montée très pentue par une route serpentant dans les sapins pour arriver à proximité de l’établissement où nous serons hébergés.

 

La soirée fut ponctuée par la traditionnelle remise de coupes et suivie par un repas de bonne qualité,  rapidement servi, ce qui a permis à tous de rejoindre les chambrées assez tôt.

 

Le lendemain matin j’ai décidé de prendre le départ et d’arrêter si les symptômes d’hier étaient toujours présents.

 

Jean-PierreLa température à 7 heures était entre 5° et 10°, donc idéale pour faire les 6 kms de descente jusqu’à St Jacques des Blats où l’orientation sur une petite route étroite nous mettait rapidement  au pied d’un mur avec le col du Pertus où la pente du départ se situait aux alentours des 12/15%

Son relief en espaliers favorisait la récupération et avec la moulinette 30/25 je me hissais au sommet sans ressentir les sensations d’hier.

Je fais ensuite les 10 kms de montée du Pas de Peyrol  avec la même prudence ce qui me permettra d’atteindre le sommet correctement.

 

La montée de ce col dans une température idéale, m’a permis d’apprécier un moment de vrai bonheur dans un endroit ou la nature vous offre  de beaux panoramas agrémentés d’une musique de fond avec les clapotis des nombreuses sources, les chants des oiseaux et les odeurs d’une flore magnifique de diversité et de couleurs.

 

Il n’y a que le cyclotourisme et les randonnées pédestres pour nous offrir ces moments là.

 

Après cette montée, alors que je m’apprêtais à descendre en direction de Salers, Daniel est arrivé et m’a rejoint dans le descente pour faire la gentille montée du col de Néronne.

 

Ensemble nous  avons rejoint  Figeac par des multiples montées et de faux plats qui n’étaient pas des cols mais en donnaient les sensations !

 

Pendant ce temps là, nos rapides étaient rentrés de bonne heure. Jean-Pierre Gardillou a géré avec beaucoup de sagesse ces deux journées.

 Il a quand même monté les deux cols difficiles de la deuxième journée pour ensuite se tromper de route et revenir sur Aurillac…où Lili, à sa demande, est venue le chercher.

 

Un grand bravo pour lui. Il s’est offert un plaisir sur ces deux journées et c’est là l’essentiel.

 

Merci à Louis qui a servi de relais pour nous informer de la progression de JP avec qui il était souvent en relation téléphonique. Blaise, Henri, Daniel

 

Voilà tout à une fin et comme me disait un ami : le vieillissement c’est une suite de dernière fois.

 

J’en termine donc avec les randonnées sur plusieurs jours en montagne et même sur dans les plaines.

 

Je conserverai un excellent souvenir malgré le problème de la première journée.

 

Je remercie particulièrement Daniel pour sa gentillesse de m’avoir attendu dans les moments difficiles et d’avoir pu passer une agréable deuxième journée en sa compagnie.

 

Bravo aux organisateurs, ils nous ont  offert ce qu’il y a de mieux dans nos montagnes proches et leur organisation était parfaite.

Dommage que le nombre d’engagés ne soit pas au rendez-vous. La fête des pères en est peut – être la cause.

 

Millot jc

Publié dans Longue distance

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Guy Faure 26/06/2012 18:25


Un bien joli week-end ! C'est bien vrai, ce fut bien difficile, mais bon, je pense Jean-Claude qu'il ne faut pas dire : C'est le "clap" de fin ! Je suis sûr qu'il y en aura bien d'autres
randonnées à notre portée, malgré nos âges !


Guy

Daniel Arnaudet 26/06/2012 18:25


Ce fut effectivement une belle randonnée et sous le soleil l'Auvergne est magnifique. Jean-Claude, tu garderas un bon souvenir et même si le premier jour tu roulais sur "3 pattes", le deuxième jour
tu as bien remis les gaz !


Jean-Pierre a bien négocié ces deux journées. Son courage et sa ténacité ont vaincu les quelques difficultés du parcours. Chapeau !


Daniel

Daniel JACQUET 26/06/2012 13:24


Merci Jean-Claude pour ce joli récit, qui retrace cette superbe mais difficile randonnée. Félicitations à tous les participants qui ont représenté le
club.

Louis Bruere 26/06/2012 11:15


Bravo Jean Claude et merci pour ce fidèle compte rendu que j'ai pu recouper avec toutes les infos que j'avais glanées par ci par là.


Bien amicalement


Louis, 1 retraité des grandes randonnées