Un Brevet Randonneur Mondial caniculaire
Le déluge pour notre le Brevet de 150, la canicule pour celui de 200 ! Sans doute encore une fois, les prévisions météo ont « freiné » la participation à cette organisation sans faille, menée de « main de maître par Daniel A.
Nous étions une douzaine à nous présenter dès 6 h 30 au siège du club, accueilli par notre « chaperon du jour » pour les formalités d’inscriptions. Comme l’habitude nous sommes reçus « royalement », invités à partager une petite « collation » qui nous aidera à prendre la route. Quelques « cyclos » amis du club, vont nous accompagner durant une quarantaine de kilomètres. Ils nous laisserons poursuivre notre route à Duravel, (non sans une pointe de regrets chez certains).Georges, Yvan, Blaise, François, Claude, Francis, Daniel H., plus rapides ouvriront la route, et finiront leur brevet aux alentours de 15 heures. Jean-Claude, Jean-Pierre, Daniel, Rolande et moi-même choisissons de faire le périple en toute « tranquillité », soucieux seulement d’avaliser notre carte de route dans les délais.
Le temps est idéal, même un peu « frisquet » en ce début de matinée, mais la bonne humeur est de mise, et c’est sans difficulté que nous atteignons Luzech (avec un premier pointage), puis Castelfranc, Prayssac, Puy-L’évêque par des routes peu difficiles (en ce lieu, j’ai le plaisir de rencontrer un cyclo figeacois retiré ici pour raisons de santé. Il nous accompagnera quelques kilomètres pendant lesquels, j’aurai le plaisir de partager avec lui quelques souvenirs d’il y a …bien longtemps…). Après Saint-Vite, le Haut Agenais, nous accueille, avec sa « fioriture » de bastides toutes « haut perché » (Monségur, laissée sur notre gauche, Monflanquin, Monbahus, Tombeboeuf etc..). La chaleur est intense, mais le vent nous rafraîchit quelque peu, et nous aide dans notre progression. Chacun d’entre nous à son tour, chaperonne notre mascotte du jour, qui sans bruit fait son « petit bonhomme de chemin ». Vous aurez compris que je parle de notre Jean-Pierre, figure emblématique de notre club.
Pour notre arrêt repas, nous choisissons d’aller jusqu’à un lieu au relief un peu moins rude. A Monbahus, où nous ferons valider notre carte de route, nous prenons un « en cas » qui nous permettra de tenir jusqu’à Sainte-Livrade. C’est au bord du Lot que nous allons nous restaurer et ainsi transférer le contenu de nos sacoches dans nos « panses » qui depuis un moment réclamaient leur dû. C’est encore un bon moment de convivialité troublé seulement par les sonneries du téléphone de Jean-Pierre, harcelé par nombre d’admirateurs (rices).
Après un petit café (merci Jean-Claude), pris dans un petit bar local très sympathique, nous reprenons la route dans la platitude d’un lieu très urbanisé assez hostile à la pratique cyclotouriste. La vue du clocher aux reflets métalliques de la basilique de Penne-D’agennais va nous permettre de retrouver un cheminement moins stressant. C’est aussi le moment, ou la chaleur va faire ses premiers dégâts ! Les pieds de Rolande, de Jean-Pierre et Jean-Claude commencent à chauffer « dangereusement ». Heureusement Dausse est en vue, et les « commodités locales vont soulager ces maux. Les uns s’aspergent abondamment, les autres mettent leurs pieds à tremper dans l’eau fraîche…Cela permettra de tenir pour la dizaine de kilomètres nous séparant de la bastide de Tournon d’Agenais. A nouveau, les chaussures « valsent », la chaleur nous invite à prendre quelques rafraîchissements à la supérette locale qui seront fort utile pour franchir les dernières pentes, permettant d’abord de retrouver notre sol lotois, et ensuite de finir au mieux notre périple.
Malgré tout, une fois encore, un arrêt supplémentaire (traitement des pieds) est nécessaire. Les toilettes de Sauzet feront l’affaire. Cette dernière pose sera « salutaire » et c’est tous ensemble que nous validerons notre brevet à la Barbacane autour du pot de l’amitié, après que Jean-Pierre eut été ovationné en haut du boulevard par un chaleureux comité d’accueil.
PS : Un grand merci à Daniel A. qui voue une grande fidélité à Cahors Cyclotourisme, avec à la "clé" des organisations toujours aussi réussies.
Cette histoire est le vécu d'un groupe, malheureusement faute de matière, je n'ai pu retranscrire le vécu de tous les participants; je m'en excuse auprès d'eux, mais je suis sûr qu'ils ont eux-mêmes apprécié cette journée.
Guy Faure