Paris-Brest-Paris, un tour de roue de plus ...
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Les éclairages fonctionnent et vu de derrière c'est un serpent lumineux rouge qui s'étire. Très vite nous sommes dans l'obscurité. Un petit groupe se forme, d'autres ont pris les devants.
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Nos éclairages ouvrent la route et illuminent les bandes réfléchissantes des gilets de protection de ceux qui nous précèdent. Rouler de nuit est, pour moi, assez envoûtant. Pas de bruit, juste la musique de la chaîne qui se déroule sous nos coups de pédale. Lorsque la route s'approche d'elle nous entendons aussi le bruit de l'eau qui franchit une chaussée. A cette heure-là la nature est encore en sommeil. Nous ne distinguons pas grand-chose et nos lunettes s'embuent à cause de l'humidité ambiante. Pas besoin de regarder la feuille de route, je connais l'itinéraire par cœur. Le rythme est bon, la navigation ne pose aucun problème. Les premières lueurs du jour apparaissent peu après Cajarc. Le chant des oiseaux nous accompagne, éveille nos sens et libère la parole. |
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Je peux voir enfin le visage de mes cinq compagnons de route, Jean-Louis de Asson (64), Jean-Michel d'Objat (19), Roger de Saint-Affrique, Jean-Pierre de Lanuéjouls (12) et Alain de Cahors. Nous ne sommes pas les premiers au contrôle de Capdenac-Gare et le tampon du "Four à Pain" figure en bonne place sur notre carte de route. La boulangère, très agréable, est étonnée de voir des cyclistes à une heure aussi matinale. Pour un autre, arrivé bien plus tôt, il lui a suffi de m'envoyer une photo de son vélo appuyé sur le panneau d'entrée d'agglomération pour justifier de son passage. |
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Chacun se restaure à sa convenance pendant que d'autres, ceux qui nous précédaient, reprennent le sens de la marche. |
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La sortie de la ville après le pont sur le Lot est raide mais courte. La brume est encore là, jusqu'à Figeac et le long du Célé que nous quittons après Viazac-gare. C'est à cet instant que nous attaquons le vrai dénivelé. Au passage devant l'élevage de truites, un héron attentif guette une proie, les pattes dans l'eau. Il n'a même pas un regard pour nous. Plus nous grimpons, plus le ciel se dégage. La brume reste bloquée dans la vallée. Le soleil apparaît, nos corps se réchauffent. Chacun monte "à sa main". Ce n'est qu'à Latronquière (650m) que nous nous regroupons. Au centre du village un panneau de déviation nous invite à poursuivre sur une autre route pour rejoindre Sousceyrac à 12km de là. Un habitant nous rassure en nous disant que c'est le pont, enjambant le Tolerme qui alimente le lac, qui est en réfection et que les vélos passent sans difficultés. Connaissant bien les lieux je préviens tout le monde que nous pourrons, à la rigueur, contourner l'obstacle en empruntant le chemin qui entoure le lac. Il y aura dans ce cas là 4km en plus. En arrivant devant les travaux, nous remarquons très vite qu'il est inutile de nous affoler. C'est à pied que nous franchissons facilement les quelques mètres qui nous séparent du bitume devant nous. |
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Nous pouvons nous lancer à l'assaut du plus haut sommet du parcours de ce brevet. Mais pas d'inquiétude, ce petit col, "Le Pas des Aubiniés" à 654m d'altitude n'est pas difficile à franchir. Un pas de plus et nous voilà à Sousceyrac, autre point de contrôle. |
| NOMBRE PARTICIPANTS | ||
| Inscrits | Non partants | Abandons |
| 40 | 2 | 4 |
| PARTICIPANTS PAR DEPARTEMENTS | |||||||
| Aveyron | Cantal | Corrèze | Lot | Lot&Garonne | Pyrénées Atl. | Tarn&Gar. | Hte-Vienne |
| 3 | 9 | 3 | 10 Dont 2 de Cahors |
2 | 1 | 5 | 1 |


