Notre Fédération - 15

Publié le par Cahors CycloTourisme

Extrait du memento "Unité Histoire - FFCT 2007" publié avec l'aimable autorisation de la FFCT
 

1972: une Fédération solide et reconnue
Les villes françaises s'étaient beaucoup développées et la société urbaine, suffisamment pourvue en véhicules automobiles, exposée aux nuisances de la vie moderne, se tournait à nouveau vers le plein air. Le vélo faisait des adeptes. Jacques Vicart succéda à Pelletier à la fin de 1972. Il dirigea la Fédération d'une main sûre. Les effectifs augmentèrent rapidement, décuplant les possibilités financières et ouvrant de nouvelles perspectives. Nous pûmes faire l'acquisition d'un siège social rue Jean-Marie Jégo et un peu plus tard acheter en Auvergne une propriété qui fut restaurée et équipée pour en faire le gîte des Quatre vents. La revue s'étoffa et tous les adhérents la reçurent. La FFCT accorda le label fédéral à des modèles de cycle, présentés par différents fabricants, qui répondaient aux besoins de la randonnée cyclotouriste autonome. Une résolution de 1974 contre la publicité vestimentaire préfigurait la charte sur la publicité à venir.
Les Comités départementaux furent créés et déclarés en associations soumises à la loi de 1901.
En 1977, on signa avec la FFC un protocole réservant le cyclosport à cette dernière et le cyclotourisme à la FFCT. Cet accord fut ratifié en assemblée générale. La Fédération obtint - enfin ! - la reconnaissance d'utilité publique par un décret du 30 octobre 1978. Elle fut admise au CNOSF.
Jacques Vicart avait beaucoup donné et souhaitait prendre du recul. Marc Dobise fut élu président à la fin de 1978. La FFCT signa avec la FFC, en 1980, un nouveau protocole amélioré, lui aussi ratifié en AG. Il excluait à nouveau sans ambigüité la compétition de notre activité. L'achat d'un local contigu au siège permit son agrandissement, le président eut enfin son bureau.
  La loi de 1984 nous imposa un renouvellement complet du Comité directeur tous les quatre ans au lieu du renouvellement annuel par tiers adopté depuis toujours et qui assurait une certaine continuité. Cette réforme fut appliquée en 1985. Le président fédéral fut désormais élu par l'assemblée générale sur proposition du Comité directeur au lieu de l'être par les membres dudit Comité. Le Bulletin fédéral vit le jour en avril 1985, sur proposition de Philippe Deveaux, rédacteur en chef de Cyclotourisme. Le Comité directeur décida en décembre de rendre la revue facultative à partir de 1986 afin de conserver les avantages financiers du routage 206. Le nombre espéré de 40 000 abonnés fut atteint, mais il s'effrita ensuite d'une manière continue. Cet abandon du service obligatoire de la revue à tous les licenciés a eu des conséquences négatives considérables sur la compréhension et l'acceptation de notre éthique par les nouveaux adhérents, effets néfastes qui continuent. Une affirmation forte de notre différence dans le monde sportif fut la création d'une commission Culturelle à l'automne 1985 par le regroupement de plusieurs autres commissions, dont la Documentation. Elle fut tout de suite très active. La charte sur la publicité, interdisant toute pub sur maillots et vêtements, fut soumise au vote de l'assemblée générale de 1985. Elle était dans le droit fil du souci d'indépendance vis-à-vis des marques commerciales, affiché par la Fédération depuis son origine et à toutes les époques, et conforme à la résolution de 1974. L'assemblée vota la charte à une large majorité. Marc Dobise démissionna à la fin de 1986. Lors d'une assemblée générale décentralisée pour la première fois à Bordeaux et mouvementée, Jean-Michel Autier lui succéda, par intérim.
AG : Assemblée générale
CNOSF: Comité national olympique et sportif français
FFC : Fédération française de cyclisme
FFCT : Fédération française de cyclotourisme
 

Publié dans FFCT Ligue Codep

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
F


Merci, Joseph pour le "feuilleton" de l'été ! J'apprends beaucoup sur notre fédération; j'étais "inculte" sur le sujet.


A bientôt,


Guy


A bientôt,


Guy



Répondre