Notre Fédération - 16

Publié le par Cahors CycloTourisme

Extrait du memento "Unité Histoire - FFCT 2007" publié avec l'aimable autorisation de la FFCT
 

1987 : concilier les anciens et les modernes
Le cyclotourisme évoluait. Une nouvelle vague de pratiquants plus sportifs, plus sensibles aux images véhiculées par les médias, accédait aux responsabilités, il fallait l'intégrer tout en gardant notre identité. Le slogan "200 000 en l'an 2 000" affichait que la FFCT était ouverte à tous, mais dans les textes officiels on insistait aussi beaucoup sur le sens du cyclotourisme et nos valeurs. La délicate tâche du président, animateur du Comité directeur fut de concilier les aspirations nouvelles méconnaissant notre éthique avec précisément les nécessités de celle-ci.
En 1986 furent conduites les premières réflexions pour l'introduction du VTT de promenade et de randonnée dans la Fédération. Regardés d'abord avec une certaine réserve, les vététistes furent cependant bien accueillis et ramenèrent une conception du cyclotourisme que l'on avait totalement oubliée depuis que les mauvais chemins avaient été changés en noirs tapis roulants. En y regardant de près, ces modernes adhérents avaient beaucoup de points communs avec leurs aînés des années 20 et 30. La normalisation de la pratique du VTT aboutit à la création de brevets spécifiquement VTT (1992) et à celle du Critérium du jeune vététiste (1995).
Cette année 1995, la FFCT fut active autour du projet de la Confédération française de la randonnée, et nous entreprîmes une campagne de communication externe dans les revues consacrées au cyclisme ou aux activités de pleine nature, preuve que nous avions de l'ambition et moins de soucis financiers. Les actions en faveur des jeunes furent nombreuses, continuant une politique fédérale active en ce sens depuis les années 50. La commission Culturelle fut à l'origine de plusieurs initiatives importantes : le début du dépôt légal des appellations fédérales qui nous mettent à l'abri des plagiats (1989), l'édition d'un "livre de prestige" de grande qualité : Les cyclotouristes, le vélo autrement, de pierre Roques, (1989), la signature d'un accord avec la ville de Saint-Étienne pour le dépôt des archives fédérales au musée d'Art et d'Industrie, avec lequel commença une fructueuse collaboration, la représentation à plusieurs Conférences internationales d'histoire du cycle, ce qui permit notamment de constater que nous étions la première fédération cyclotouriste du monde en termes d'effectifs et nous apporta une certaine renommée au plan culturel.
Sous l'impulsion du directeur du siège Michel Depond, l'étude des séjours et d'un Tour de France cyclotouriste strictement FFCT commença en 1990 après les déboires du Tour de France Cyclo de MV Challenge; la première édition se déroula en 1992. Proposée par le secrétaire général Dominique Lamouller l'informatisation du siège, devenue nécessaire, commença. On fêta la 100 000e licenciée (1990). Des voyages et séjours collectifs étaient mis sur pied depuis quelques années et connaissaient un vif succès. En 1987, le premier séjour FFCT organisé à l'étranger visita le Sénégal ; la demande pour le dépaysement était forte. Pour rester dans la légalité, la Fédération demanda et obtint en 1991 l'agrément du ministère du Tourisme au même titre que d'autres grands voyagistes.
  Jean-Michel Autier, ayant accompli la plus longue présidence de notre histoire, laissa ce poste fin 1996. Claude Dirand fut élu président. Un nouveau siège social plus vaste fut acheté à Ivry-sur-Seine. On termina en partie les travaux d'agrandissement du gîte d'Aubusson et sa situation fiscale fut clarifiée en la plaçant sous un régime différent de celui de la FFCT. En 1997, alors que des affaires de dopage fortement médiatisées donnaient une mauvaise image du cyclisme de compétition, Claude-Hélène Yvard proposa une grande exposition: "Le cyclotourisme dans l'histoire du cycle" à la Cité des sciences de la Villette, afin d'affirmer notre différence, de promouvoir notre éthique et de nous gagner de nouveaux adhérents parmi les cyclistes de loisir. Ce projet recueillit un avis unanimement favorable à la base comme au Comité directeur (moins l'abstention présidentielle), ainsi qu'à la direction de la Cité des sciences (condition essentielle !) Il impliquait le musée d'Art et d'industrie, plusieurs autres grands musées et les principaux collectionneurs français et étrangers.
La réalisation était bien avancée quand une crise de confiance opposa 18 membres du Comité directeur au président; il y eut démission générale. Malgré cela, Dirand fut réélu en mars 1998. Avec le nouveau comité, il annula en 1999 l'exposition.
Un important rendez-vous était manqué.
Durant cette période, les amicales et confréries nées les années précédentes et certaines depuis longtemps, eurent plus de succès encore. Elles rassemblaient les cyclotouristes en toute convivialité sur des thèmes qu'ils privilégiaient et que ne leur offraient pas les structures fédérales. Citons les Demi-siècles, l'Ordre des cols durs, la Confrérie des cent cols, le Tandem club de France, l'Amicale des cyclos cardiaques, les Randonneurs sans frontières, la Confrérie des 650, et d'autres encore. Ensemble, elles constituent une texture forte, parallèle au tissu des clubs, et parfois une alternative à ceux-ci.
FFCT : Fédération française de cyclotourisme
 

Publié dans FFCT Ligue Codep

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